Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Tout ce qui tourne autour de New Vegas et qui n'est pas du domaine de la Traduction et du côté technique du Modding.
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malhuin
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Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

La bataille d’Helios One
Les papiers que j’ai ramenés à la NRC ont fait l’effet d’un bang supersonique. J’avais pris deux chemises cartonnées remplies de feuilles volantes. La première était étiquetée « Raids » et comptait une description des missions confiées aux équipes de razzia. Elles avaient pour tâche de continuer l’attaque des convois entre l’avant-poste de Mojave et Novac.
La seconde plus épaisse portait la mention « Mouvement de troupes ». Elle était bien plus importante, en fait on apprenait qu’à part une petite garnison, la plus grande partie des troupes présentes à Cottonwood Cove avaient été envoyées à Nelson. Les fiches signalaient aussi le passage de renforts par le bac. Les unités ne s’arrêtaient pas, elles prenaient la route au nord.
Grace au bug placé dans l’émetteur-récepteur de Cottonwood Cove, nous pouvions à présent entendre les messages avant et après décodages. Cela nous donnait une chance, en comparant avec les communications codées, de pouvoir trouver la clef. Outre cela, nous avons appris des choses sur les intentions immédiates de Caesar.
Les attaques au sud n’étaient que des diversions et la recrudescence des raids aussi. Par contre, Caesar envoyait des ordres pour lancer l’opération Phaéton. En écoutant, nous comprîmes qu’il s’agissait d’une attaque massive sur la centrale solaire d’Helios One…. La première phase était déjà en cours. Les troupes qu’il mobilisait étaient non seulement importantes en nombre mais aussi en matériel, puisque Caesar y affectait un de ses rares vertiptères.

Face à la menace, la NCR a lancé un appel général pour l’envoi de renforts. Je me suis retrouvée dans une jeep découverte à foncer vers le sud. Le trajet depuis Mac Carran a été fait en temps record. Pourtant, nous sommes arrivés après l’avant-garde ennemie. Un Pick-up modifié par l’adjonction de plaques d’acier et d’une mitrailleuse qui en faisait une sorte de blindé léger stationnait devant les portes. Il y avait des cadavres au sol, mais on entendait des coups de feu à l’intérieur.
Nous sommes entrés et avons pris à revers trois Légionnaires en tunique rouge et armure de football américain. Leur armement pitoyable : fusil de chasse, pistolets, lances et couteaux nous donna l’avantage.
La seconde chose à descendre la route fut bien plus terrifiante : un tank. Son canon commença à ouvrir le feu sur les véhicules garés devant Helios One. Je me précipitais vers une mitrailleuse lourde installée sur le rebord d’une fenêtre du premier. Je ne tirais pas tout de suite, mais je pouvais voir les tirs de riposte étincelait contre le blindage. Lorsqu’une roquette endommagea le blindage de la tourelle, le commandant pensa qu’il en avait assez. Il sortit par l’écoutille pour riposter grâce à la mitrailleuse en circulaire. Bien que je ne puisse pas voir l’effet de son attaque, je tirais à mon tour et je le vis s’effondrer. Le char d’assaut se remis en mouvement. La tourelle pivota et je vis que le canon se redressait…
Comprenant ce qui allait se passait je courrais le plus loin possible de la trajectoire de l’obus. La déflagration me secoua comme un molosse le ferait d’une poupée de chiffon et me recracha contre le mur me recouvrant de plâtres et de petits débris. Indemne malgré les oreilles douloureuses et des vertiges, je rampais sur les pieds et les mains. Des soldats de la NRC me secouèrent.
La lucidité me revint d’un seul coup. On se battait à l’intérieur du bâtiment. Je n’avais pas perdue mon P.M. et je me glissais à leur suite dans l’escalier de fer. On se retrouva dans un hall sur deux étages où tournaient des machines. En dessous de nous se trouvaient des Légionnaires. Nos tirs les couchèrent au sol. On se battait un peu partout. Je me précipitais sur les soldats au sol, pratiquait les premiers soins et les conduisait à l’abri sous une des tentes dressée au milieu des miroirs solaires.
Lorsque je retournais à mon poste, je pus voir un gros trou dans le mur là où je m’étais tenue. Par ici, je pouvais voir le char qui brûlait et les cadavres de Légionnaires qui l’entouraient. Je récupérais la mitrailleuse – intacte - et je repris ma veille. Deux vertiptères tournaient dans le ciel. L’un plongeait parfois pour nous tirer dessus, mais le second ouvrait alors le feu pour l’éloigner. On pouvait également entendre des bruits de combats furieux. Par instant, on pouvait voir des véhicules et des soldats des deux camps passé sur la route au-dessus de nous. Des balles et des explosions se succédaient.
Au bout de… je ne sais pas… vingt minutes de calme… des Légionnaires commencèrent à dévaler la pente. Je braquais la mitrailleuse et j’ouvris le feu. J’en fauchais peut-être trois, les autres furent tués par mes camarades. Mais la fusillade continuait de l’autre côté. J’arrachais la mitrailleuse et je courrais jusqu’à une fenêtre dominant l’angle du bâtiment. J’arrivais presque trop tard. Mes tirs ne tuèrent que les deux derniers soldats, les autres étaient entrés.
Je repris ma course en sens inverse pour gagner l’escalier qui menait au rez-de-chaussée. Evidemment, je passais devant mon poste et mes oreilles furent vrillées par des rafales rapides et un bruit de moteur. Un pick-up transformé en blindé léger tirait de sa mitrailleuse. Je ripostais avec la mienne. Les plaques étincelèrent sous le choc. Un pneu explosa. La voiture glissa de côté mais je continuais à l’asperger sans pitié. L’homme en tourelle s’effondra dans une gerbe de sang. Le passager ouvrit la porte et boula à son tour, stoppé dans son élan par mon arme. J’insistais et le véhicule explosa.
J’abandonnais sur place la mitrailleuse presque vide de balles et me précipitait dans l’escalier… se manqua d’être mon dernier mouvement. Un Légionnaire me tirait de dessus avec un PM. Les impacts apparurent dans le mur, la balustrade, les marches. Heureusement, l’homme avait tiré sans viser. Mon bras, ma main, régirent pas réflexe… Je l’alignais, je pressais la détente, il s’effondra. Les combats continuaient dans la grande salle des machines. Cependant, lorsque j’arrivais c’était presque terminé. Je descendis le dernier survivant abrité derrière un gros engin baroque. Je sauvais aussi sa dernière victime, l’empêchant de se vider de son sang.
Je passais je ne sais pas combien de temps à patrouiller l’étage au pas de course. Je fus aligné par des adversaires qui descendaient de la route pour attaquer l’angle du bâtiment. Je crois que j’en tuais trois. Les autres furent abattus par les soldats de la RNC. Un seul entra à l’intérieur et y mourut.
La dernière image que je garde de la bataille est le vertiptère de la Légion fuyant l’appareil de la RNC en laissant une épaisse trainée de fumée dans son sillage.
Modifié en dernier par malhuin le 23 août 2012, 21:44, modifié 1 fois.
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Yu Qi
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Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par Yu Qi »

Explosive, la demoiselle :) .
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malhuin
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Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Fille de trafiquant d'armes, elle tire au pistolet depuis l'âge de 9 ans. C'est les mercenaires qui gardaient le dépôt d'armes de son grand père qui lui ont appris. Elle a aussi son brevet de pilote et sais conduire... des sous-marins !
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Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Les Boomers

Le Grand Nabab Cybernétisé en Chef (les gens sérieux l’appellent monsieur House) m’a confié une mission qui m’a fortement amusée :
- Aller à la base aérienne de Nellis pour rallier ses occupants, la tribu des Boomers à sa Croisade pour le progrès (et son compte en banque).
Pourquoi est-ce ironique ? L’ambassadeur Crocker m’a confié exactement la même tâche.
Les Boomers sont probablement la tribu la mieux armée du Mojave. Ils sont connus pour accueillir chaudement tout visiteur… à coup d’obusier de 155mm.
Pénétrer sur leur territoire m’a valu une peur bleu. J’ai laissé Veronica et E-DE a l’extérieur. J’ai couru ensuite vers la grille. Le temps qu’ils réagissent, les obus explosaient derrière moi. Le grillage était proche. Là ils ont arrêté de tirer. Les gardes m’ont capturée et conduit à mère Pearl leur chef… capturée… en fait, non, j’ai été traitée en invité. Mère Pearl m’a expliqué qu’elle attendait ma venue… enfin, d’une personne comme moi. La tribu n’a plus de contacte avec l’extérieure depuis son adolescence… ce qui a vue de nez remonte à Mathusalem, à peu près. Pearl veut que je me mêle à sa tribu et que je vienne en aide aux uns et aux autres pour me faire accepter. D’après elle, je serais le signe que l’isolement de sa tribu s’achève et je dois les aider à faire en sorte que cela se déroule bien pour eux.
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La base de Nellis derrière Yuriko (le bâtiment que l'on voit est le générateur solaire)

La première tâche que j’ai remplis pour les Boomer a été d’aider le docteur Argyll. Il avait trois blessés graves, mordus par des fourmis géantes. Le premier cas n’était guère complexe, l’homme avait une blessure infecté qu’aucun médicament d’avant guerre ne pouvaient soigner. Je lui ai fait un emplâtre de miel et d’herbe verte. Le miel est un antiseptique connu depuis l’antiquité quand à la chlorophylle de l’herbe c’est un remède souverain contre la gangrène.
Le second cas était beaucoup plus difficile. Un homme mordu à la cuisse. Argyle avait raccommodé tant bien que mal mais la plaie n’avait pas bonne apparence. Il pensait couper la jambe… J’ai fouillé dans mon sac à dos pour rechercher un exemplaire de « Médecine actuelle ». Un chirurgien y décrivait une opération en alternative de l’amputation. On a décousu la plaie, nettoyé et recousu selon la technique décrite dans le magasine.
Le troisième cas était hélas au-delà de mes compétences.
Suivant les consignes de mère Pearl je suis allé à la rencontre de leur gardien de la mémoire. Ce dernier – Pete- n’avait que 12 ans. Un an plus tôt il n’était qu’assistant, mais le titulaire de l’époque s’est promené dans un champ de mine après avoir trop bu… deux activités qu’il n’est pas conseillé de conduire dans cet ordre.
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Une partie de la fresque représentant l'histoire des Boomers

Le gamin était enthousiaste d’avoir enfin un public, la plupart des habitants ne s’occupant guère de l’histoire de la tribu qu’ils connaissaient par cœur. C’était tellement facile de lui faire bon impression que j’ai un peu honte
Les Boomers viennent de l’abri 34. D’après leur chronique, il semblerait que leur bunker ait abrité une horde de maniaque de la gâchette (une autre idée bizarre de Vault-Tech, ils ont toujours aimé les abris « à thème »). Mais comme le superviseur les empêchait de se servir des « armes vraiment amusantes »… ils ont quitté l’abri.
J’ai évidemment posé la question fatidique… « Des armes vraiment amusantes ? » Pete a juste signalé d’un air désinvolte que cela faisait longtemps qu’ils n’avaient plus fait exploser de bombes nucléaires mais que pour le reste les obusiers leurs suffisaient… enfin presque, mais j’y reviendrais. (Je suis encore tombée sur des fous…)
Après avoir quitté leur abri, la tribu a vécue heureuse un temps à tirer aux lance-missiles et aux lance-flammes sur les « sauvages » du Mojave et à poser des mines. Mais malgré tout ils avaient des pertes. C’est pour ça qu’ils s’installèrent à Nellis. Ils eurent aussi la chance de trouver une cache d’armes remplis d’Obusiers et d’assez de munitions pour livrer une ou deux guerres. Cependant, leur grande ambition et de réparer un vieux B-29 et de s’en servir pour exterminer les « sauvages ».
Je suis ensuite allé voir le chef ingénieur Loyal pour les fourmis qui leur faisaient tant de problèmes. Les insectes géants avaient débouchés dans la centrale solaire qui alimentait Nellis et l’occupaient. Celle-ci bien sûr s’était arrêtés et deux boomers avaient été tués et trois autres blessés (je les avais vus chez le docteur Argyll) en essayant de la reprendre. Loyal avait mis au point un émetteur à ultra-son mais ne savait pas comme le régler, je l’ai aidé, je m’y connais un peu dans ce genre de matériel.
Repousser les fourmis a été facile… je leur tirais dessus au fusil. J’ai placé l’émetteur sur l’entrée de leur tunnel et… hop fini. Par contre, il fallait maintenant remettre la centrale en service. J’ai examiné et… sans pièces détaché inutile d’espérer quoi que ce soit. J’ai récupéré Veronica et E-DE pour me rendre à Helios One. J’ai trouvé tout le matériel que j’avais besoin. Après deux jours de voyage (aller-retour), j’étais sur place pour tout réparer. Grace à mon expérience sur Helios et –surtout- aux panneaux plus avancés de cette centrale, j’ai réussi à porter le rendement de leur générateur solaire à 120 % du nominal.
Les Boomers étaient ravis, littéralement en adoration devant tout ce que j’avais fait pour eux, cependant ils voulaient que je les aide à réaliser leur grand rêve : réparer le B-29. Pour cela il fallait d’abord récupérer l’épave qui se trouvait au fond du lac Mead. J’ai aidé le plus jeune mécano à fabriquer un appareil respiratoire, Loyal m’a donné deux bouées gonflables qui fixaient sur les ailes de l’avion devrait lui permettre de remonter.
Tout le problème a été en fait d’arriver sur place, la route était encombrée de Griffemorts. Je change de direction et là je découvre que le coin est infesté de Cazador. J’avais appelé la RNC à l’aide mais le soldat qu’ils m’ont envoyé s’est fait immédiatement tué…
Je pouvais voir le camp de Caesar sur l’autre rive, mais j’ai compris que jamais le conquérant n’attaquerait car là la faune décimerait son armée.
Après un peu de natation, j’ai lancé le renflouage, puis je suis rentrée.
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Le lac Mead de nuit (au fond le camp de Caesar sur Fortification Hill)

Les robots des Boomers sont allés sur place, ont découpé le vieux bombardier et l’ont ramené en morceau. Tout c’est passé de manière impeccable. Les Boomers m’ont accueilli en fait. Mère Pearl m’a finalement demandé pourquoi j’étais venu les voir et je leur ai tout raconté House, Caesar, la NRC, le barrage Hoover. La vieille femme a écouté et à dit que les « enfants » seraient heureux d’utiliser La dame du Lac (c’est le nom du B-29) pour pulvériser la Légion lorsque j’en donnerais l’ordre. De plus je pouvais dorénavant me réfugier ici. Les veilleurs des Boomers m’ont d’ailleurs appris qu’un Sécuritron me suivait très discrètement. Visiblement House ne nage pas dans la confiance à mon sujet.
Je suis retournée à New Vegas le mardi 12 novembre 228. Je suis allée voir Dennis Crocker et monsieur House pour leur signaler la réussite de ma mission n’omettant que deux « détails ». Le premier étant que les Boomers ont promis de me soutenir moi. J’ai aussi oublié de préciser qu’ils étaient deux potentiellement à pouvoir profiter de cette aide. Il vaut mieux prendre quelques sécurités. Enfin, si les choses tournent mal, je peux à présent me réfugier dans un endroit très difficile à attaquer.
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Yuriko posant devant McCarran en tenue de pilote Boomer (combinaison de l'abri 34, blouson de cuir, collier de douilles et des décorations dignes d'un maréchal).
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
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Yu Qi
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Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par Yu Qi »

Comme quoi, la boisson est mauvaise conseillère !
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Elianor
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Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par Elianor »

Je trouve ça super Malhuin, t'a vraiment du talent ! c'est bien narré, il y a du détail et on ne s'ennuie pas, bref j’adhère. Vivement la suite !

*sirote son Ouisky tout en finissant la partie sur le camp des Boomers*
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malhuin
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Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Merci :D
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Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Le Gomorrha

Monsieur House m’a confié une nouvelle mission au sein du Gomorrha. Selon lui, l’Omerta préparerait quelque chose contre lui. Difficile de contester ses arguments, il connait bien les tribus. Or l’Omerta est très calme et cela ne présagerait rien de bon. De plus, House paye la réceptionniste du Gomorrha depuis des années. Grâce à cette source, il pouvait obtenir des renseignements sur ce qui se passait à l’intérieur de cette famille. Cependant, la réceptionniste c’est soudain tue.
Voilà une mission qui ne m’a pas envoyée bien loin, juste à traverser la rue. Les hommes de l’Omerta m’ont désarmé à l’entrée. Accompagnée d’ED-E et de Veronica cela ne m’a pas vraiment troublé et je me suis laissé faire. La réceptionniste c’est facilement laissée convaincre de m’aider. Elle m’a raconté par brides décousues sa vie et c’était assez pitoyable. A l’origine elle a livré des renseignements à House parce que l’Omerta la contraignait à coucher avec les clients. Cependant, l’Omerta la laisse à présent tranquille. Cependant, c’est surtout la peur qui l’a poussé à arrêter. Depuis quelques temps l’Omerta est devenus plus méfiante. Ils semblent préparer quelque chose. La réceptionniste ignorait quoi, mais elle m’a conseillé de chercher du côté de Cachino, c’est le plus petit des lieutenants de l’Omerta et le plus gros poisson que je peux espérer aborder. De plus, certaines rumeurs affirment qu’il tremperait dans des affaires encore plus louches que la moyenne.
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L'entrée du Gomorrha

Nantie de ces informations, je suis entrée dans la principale salle de jeu du casino. Un homme m’a hélé d’un air entendu : « vous trouvez tout ce que vous voulez pour vous amuser, filles ou garçons ». J’étais encore en train de digérer l’information quand un homme chauve en complet gris m’a intercepté. Il s’est immédiatement mis à m’insulter d’un ton rogue. C’était Cachino ! Si jamais je m’étais nourri d’illusion concernant mon tact en temps qu’enquêtrice, celle-ci volèrent en éclat à ce moment. Cachino savait que je cherchais après lui et il m’a menacé. J’ai commencé a avoir peur et sorti quelques répliques… sans doute assez stupide. Finalement, Cachino s’est contenté de m’avertir qu’il pouvait m’emmener dans un coin discret avec quelques copains pour me faire cracher ce que je lui voulais et que je ferais mieux de me le tenir pour dit. Il s’est éloigné… j’ignore pourquoi il n’est pas passé aux actes. Avait-il peur de déclencher un scandale en plein milieu du casino, ou savait-il que je travaillais pour House et ne voulait-il pas défier le « Grand Patron » ? En tout cas, je me suis sentie bien soulagée de le voir s’éloigner. Ma nuque était poissée d’une sueur qui ne devait rien à un problème dans l’air conditionné du Gomorrha.
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Un des nombreux lupanars installés dans les arrières salles

J’ai écouté les rumeurs dans la salle, mais il n’y avait rien qui concernait mon enquête. La population parlait de la guerre entre la RNC et la Légion, avec mille rumeurs plus ou moins amplifiées de faits réels. Les membres de l’Omerta jalousaient ouvertement House de garder le Lucky 38 et critiquaient la manière dont la RNC s’efforçaient de gérer le problème des Toxs .Qui pourrait croire que l’existence de raiders camés jusqu’aux yeux pouvait indigner de si « bons » citoyens… jusqu’à ce qu’ils terminent leur phrase en se plaignant de la concurrence.
Comme je n’entendais rien d’intéressant je suis passée dans le jardin. Un peu partout, des lits ronds avec des coussins, des prostitués. Des tentes étaient plantées ici ou là. Il en venait des cris qui ne laissaient guère de doutes sur l’usage qui en étaient fait. Oui ce casino c’était Gomorrhe.
J’y ai rencontré une prostituée du nom de Joana. J’ai compris à son attitude et à ses yeux anormalement blancs qu’elle était droguée. Je l’ai abordé pour lui expliquer que si elle continuait elle allait mourir rapidement. Joana m’a dit de la suivre dans sa chambre. Son histoire… cet endroit est un enfer.
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Joana

L’Omerta exploite les gens : la drogue, le jeu, le sexe… qu’importe les moyens. Putes ou clients tous ne sont que des pions, utilisés, manipulés, exploités pour leur permettre de gagner de l’argent. Cachino est le pire. Jona parlait du sexe et de comportements assez… euh… salés avec le même détachement qu’une petite fille parlait de bonbons. Mais lorsque j’ai abordé ce que
Cachino lui avait fait subir, elle a éludé. Quelque part j’ai trouvé ça pire encore. D’après Joana même l’Omerta serait horrifiée.
Alors que je l’écoute, je me rends compte que House veut tout simplement que j’empêche l’Omerta de mener à bien une opération qui pourrait lui nuire. Cela signifie en fait que House veut que le Gomorrha revienne à la « normale » ce quotidien qui est l’enfer de Joana.
Joana termine son histoire en racontant qu’elle a espéré un moment échappé à ce cauchemar. Elle était tombée amoureuse d’un membre de l’Omerta, Carlitos. Seulement la chose s’est sue et Cachino a fait quelque chose… Quoi ? Elle l’ignore, mais Carlitos a disparu. Joana pense qu’il est mort.
L’avantage d’avoir un pipboy connecté au réseau de monsieur House, c’est qu’il m’a suffit de poser la question pour avoir une réponse. Carlitos était caché dans l’abri 21. Je me suis immédiatement rendue à cet ancien bunker Vault-tech réaménagé en hôtel. L’ancien membre de l’Omerta d’abord désagréable a changé d’attitude dès que j’ai prononcé le nom de Joana, une véritable formule magique. Je l’ai aidé à monter un plan d’évasion, j’ai ensuite convaincu Joana d’y adhérer. Celle-ci a rajouté une complexité, puisqu’elle ne voulait pas partir sans ses filles. Carlitos m’a aussi demandé de contacter les « Barbes » un duo de mercenaire appelés individuellement « Petite Barbe » et « Grande Barbe ». Ils avaient une dette envers lui.
A l’issu d’un énième aller-retour entre le casino et l’abri-hôtel, j’ai jeté un coup d’œil à l’heure. 5 heures du matin ! Pas étonnant que je sois fatiguée. Le reste devra attendre demain.
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
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Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par Yu Qi »

J'espère qu'elle réussira.
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malhuin
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Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Ah... le suspens est insoutenable.
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
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