Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Tout ce qui tourne autour de New Vegas et qui n'est pas du domaine de la Traduction et du côté technique du Modding.
Avatar du membre
malhuin
Confrère
Messages : 5774

Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

merci Quel, j'aime bien ton nouvel avatar.
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Avatar du membre
malhuin
Confrère
Messages : 5774

Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Lorsque le passé s’en mêle… (douzième partie)

Un jour gris de fumée s’est levé sur Boneyard, c’était la deuxième aube depuis le début de la bataille. La violence des assauts de la veille n’était plus qu’un souvenir. Un calme étrange régnait sur les ruines. Les hommes de Kanawa avaient échoué à prendre la ville en un assaut brusqué et le conflit connaissait à présent une pause. Chacun léchait ses blessures et seules quelques rafales claquant par intermittence rappelaient que les combats pouvaient redémarrer à n’importe quel moment.
Il ne restait plus que six cent soldats des trois mille qui avaient défendus l’aéroport de Santa-Monica. Nous avions repoussé quatre attaques ennemies et infligé de très lourdes pertes à la SecMar. Cependant, nous étions encerclés. A court de vivres, de munitions et de fournitures médicales il nous fallait percer le périmètre si nous voulions survivre.
La SecMar se réorganisait dans le port. Même à près de cinq kilomètres de distance, on pouvait voir des cargos décharger des troupes et du matériel. Le second assaut n’allait pas tarder et je n’imaginais pas que l’aéroport puisse y résister.
Le colonel Gilliam en était aussi conscient et c’est pourquoi il m’a envoyé avec le sergent Lance et le sergent Santos pour trouver une manière de franchir le périmètre ennemi. Notre première tâche fût de franchir un large morceau de la ville pour rejoindre une autre poche installée près d’un canal d’évacuation.
Une caractéristique typique de l’architecture de Los Angeles est ses canaux. Ce ne sont pas des canaux en eau, mais des conduits de drainage à ciel ouvert qui servent à évacuer rapidement les eaux de pluie. Ils sont en général sec (sauf quand il pleut) et assez vastes pour que des véhicules puissent y circuler. D’ailleurs, les rampes qui permettent d’y descendre étaient autrefois utilisées par les véhicules d’inspection du service de la voierie.
A notre époque, ils sont complètements abandonnés. Des amoncellements de débris empêchent d’y circuler.
Pendant l’attaque de la veille, une ligne de défense avait été installée sur une de ces coupures. Une double barricade qui laissait un passage en S, renforcée de mitrailleuses, tenait sous son feu un pont qui enjambait le canal. Une rampe, plus loin, était couverte par plusieurs casemates de sacs de sable et de tôles. Les deux points étaient assez éloignés. Toutefois, les défenseurs disposaient de quelques véhicules, hummers ou corvegas retapées et armées de mitrailleuses lourdes, pour se déplacer rapidement. Derrière la première ligne de défense, les Californiens avaient également créés plusieurs points d’appuis. Le QG était installé dans un immeuble peu éloigné de la rampe d’accès au canal. Pour le défendre, les soldats l’avaient entouré d’un rempart d’épaves de voitures sur lesquelles on avait soudé d’épaisses tôles. Des créneaux pour fusils et mitrailleuses avaient été aménagés dans ce rempart, de manière à transformer l’endroit en forteresse. Au beau milieu de la rue parallèle au canal, un bunker plus petit avait été installé de même manière à prendre de flanc les ennemis qui s’emparerait du pont et des barricades. Un immeuble voisin avait un créneau de mitrailleuse au deuxième étage. Il pouvait à la fois couvrir le bunker et le pont.
Les soldats de la RNC qui occupaient cette importante position défensive étaient constitués de vétérans de la guerre contre Caesar. Ils n’avaient que des casques légers et des gilets pare-éclat. Cependant, leur armement défensif était impressionnant. Une minorité de soldats transportaient des mini-guns ou des lance-roquettes. Ils constituaient une sorte d’élite capable de clouer même un SecMar en armure assisté. Après eux, il y avait soldats armés de mitrailleuses légères ou de fusils à plasma récupérés sur l’ennemi. Outre des grenades frag, certains d’entre eux avaient des pains de plastic. Les snipers utilisaient des fusils de précision ou des fusils d’assaut à lunette, ils transportaient aussi des mines. Le gros des troupes avaient des fusils d’assaut californien ou japonais munis de lance-grenades. Ils avaient aussi des grenades à main et même quelques grenades à impulsion, très efficaces contre les robots et les armures assistées.

Le dispositif ennemi était exactement symétrique au nôtre, de l’autre côté du canal, dans les immeubles et la rue parallèle.
La SecMar n’avait édifié qu’un seul bunker, entièrement en métal. Il se dressait dans une rue, en face d’une rampe d’accès. C’était la seule défense construite. Mais de leur côté du pont se trouvait un enchevêtrement de véhicules détruit deux siècles plus tôt par la frappe nucléaire qui avait ravagé Los Angeles. On pouvait passer entre les véhicules, mais ils formaient une barricade efficace. Leur principale défense était mobile, ils disposaient d’un hélicoptère qui cerclait au-dessus du quartier, bombardant sporadiquement nos positions.
Nos ignorions à peu près tout de l’effectif ennemi. On savait juste qu’il y avait des SecMars en armure de combat, et en armure assistée. Ils avaient des armes à feu et à énergie. Des drones Washi leur permettaient d’espionner nos positions et de guider le feu de batteries d’artillerie ou des hélicoptères sur nous.
Pour compléter le tableau, il existait encore une position fortifiée. Installée par la RNC sous le pont, dans le canal, elle était tombée aux mains de l’ennemi hier. Toutefois, ils l’avaient évacué, transformant le canal en une sorte de no man’s land.
C’était là notre situation, lorsque nous sommes passés à l’attaque.
Notre plan était simple. D’abord, il fallait neutraliser l’hélicoptère de combat qui couvrait l’ennemi. Sans lui, tout assaut en masse était voué à l’échec. Puis, nous devions nous emparer du canal avant de lancer une attaque simultanée par le le pont et la rampe qui menait à la berge ennemie.
La première difficulté a été que dès que nous sommes arrivés à abattre l’hélicoptère, la base ennemie en a envoyé un autre. Nous l’avons aussi abattu, mais ils ont l’ont remplacé. Au final, il a fallu que nous en détruisions quatre.
Les drones washi nous ont ensuite joué un mauvais tour en prévenant l’ennemi de notre mouvement et le canal s’est transformé en zone de guerre. Armée d’un fusil d’assaut, j’ai participé au combat. Il a été long et particulièrement sanglant. Ils ont bien lancé plusieurs assauts par le pont, pour nous contourner. Ils ont même parfois réussi complètement à nous repoussé sur notre rive. Mais ils se sont alors exposés à nos défenses et l’ont chèrement payé. Petit à petit d’attaques en contre-attaque nous avons repoussé les SecMar.
Je suis restée un long moment à combattre sans qu’un tir ne me touche. Sans doute parce je me tenais à distance, me servant de ma lunette grossissante pour tirer de loin. J’ai combattu dans un bunker défendant la rampe puis sur celle-ci et participé à la première attaque du le poste sous le pont. Je suis remonté sur notre berge quand l’ennemi a lancé sa contre offensive. Puis j’ai été blessée à trois reprises à quelques minutes intervalles. D’abord dans les combats du canal, puis en défendant la barricade qui barrait le pont. J’utilisais la mitrailleuse lourde et fit un carnage. La dernière fois, juste alors que je prenais pied sur la rive opposée, je fus pris dans un tir croisé.
A chaque fois, le matériel sophistiqué que j’utilise me sauva la vie.
Ce qui est apparu clairement dans ce combat, c’est l’importance des drones pour l’ennemi. Ces engins volants très discrets – à part le bruit qu’ils font, mais souvent difficile à situer- sont capables de survoler les obstacles et passer par des passages inaccessibles aux humains. Vu qu’ils sont télécommandés et dotés de senseurs perfectionnés, ils permettent au Q.G. de suivre en temps réel les combats voir même de diriger tirs et soldats.
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Avatar du membre
malhuin
Confrère
Messages : 5774

Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Lorsque le passé s’en mêle… (treizième partie)

Sur le moment, cela m’a surpris. Je m’attendais à une poursuite immédiate de la SecMar. Mais rien n’est venu. Nous avons rejoint les lignes de la RNC sans être attaqué. Avec plus de neuf cent membres, survivants de deux poches de troupes, nous étions le groupe le plus important à atteindre le centre ville de Boneyard. Cependant, seuls ou en petites bandes, des soldats de la RNC rejoignaient continuellement les lignes californiennes.
Mis à part d’occasionnels raids aériens et des bombardements sporadiques, l’après-midi a été très tranquille. On m’a affecté à une position défensive près d’une voie rapide, les ruines d’un grand immeuble de bureau assez bas. Les ailes ouest et est, autrefois couvertes de grands panneaux de verre n’étaient plus que des squelettes de béton. La RNC a élevé un parapet de sac de sable, flanqué de mitrailleuses lourdes à hauteur du premier étage.
Le bâtiment central avait beaucoup moins souffert, même si des pans entiers de sa façade de béton s’étaient effondrés sur l’ancien parking. Les portes d’entrées étaient à moitié enterrées sous les débris que les soldats avaient transformés en véritable barricade. Il en dépassait les museaux de mitrailleuses et de canons sans recul.
Alors que la nuit tombait, j’attendais que l’on me relève de mon poste de vigie dans les ruines du quatrième étage, le dernier encore accessible par les escaliers. Mis à part un hélicoptère de combat qui tournait autour d’un immeuble situé à un kilomètre, il n’y avait aucun ennemi en vue. Des vagues de bombes s’abattaient par instant sur la ville. Je pouvais voir les déflagrations, gigantesque boules de feu qui retournaient les ruines. Par instant, des volées de traçantes montaient en riposte au milieu des éclatements de DCA. C’est en vain qu’ils cherchaient à abattre les bombardiers supersoniques de Kanawa. Ils se tenaient bien plus haut que les nuages nourris par les milliers d’incendies faisant rage depuis deux jours.
Je reportais mes jumelles sur la voie rapide. Il s’agissait d’un nœud autoroutier typique des USA d’avant-guerre. Le ruban de macadam s’avançait au cœur des ruines de Los Angeles, seulement séparé de celles-ci par de hauts murs anti-bruits et des grillages rouillés. Au milieu des deux doubles voies se trouvaient une troisième, surélevée. L’explosion nucléaire l’avait en partie couchée, transformant l’ancienne autoroute en amoncellement de béton brisé, d’épaves rouillées et d’asphalte concassé.
Regardant vers la droite, je balayais ce qui avait été un échangeur routier. Jeté bas dans le désordre de ses piliers et éléments de tabliers brisés, il ressemblait à la carcasse d’un animal mort, exposant son squelette d’acier corrodé. Un récent cratère de bombe, à son pied, était ceinturé de sacs de sable. A sa droite, au milieu des décombres, un bunker de plaques d’acier de récup formait un ouvrage avancé de la RNC. Un Hummer venait justement de s’arrêter à côté. Des hommes en descendirent pour installer une nouvelle mitrailleuse. Un transport de troupes suivait, balayant la pénombre du faisceau de son projecteur.
Ils étaient très attentif à ce qui se passait de l’autre côté de l’autoroute, sondant les façades aveugles des immeubles carbonisés. Cette partie de la ville était tombée la veille. Mes jumelles se fixèrent sur la bretelle d’entrée de l’autre côté. On distinguait un centre commercial en ruine. Une demi-heure plus tôt j’avais vu une plate-forme hoover y déposer des SecMar. On voyait aussi l’épave d’un hélicoptère de combat. Abattu par la DCA, il s’était écrasé au milieu des ruines d’un immeuble qui s’était effondré sur la voie.
Un sniper de la RNC apparu, son arme en bandoulière et ses lunettes de vision nocturne relevées sur le front. « Je vous remplace, allez vous reposer. ». J’acquiesçais et j’entrepris de descendre l’escalier branlant. Une petite porte de service s’ouvrait sur un grand hall qui avait abrité de nombreux guichets et l’accueil d’une importante administration. Il ne restait presque rien de sa splendeur. Le plafond en dôme avait été peint, mais les quelques fragments délavés qui subsistaient ne permettaient pas de comprendre ce qui avait été figuré. Les plaques de marbres qui couvraient les murs étaient brisés et gisaient à terre au milieu de morceaux de plafonds, de débris de chaises et de tables. La lumière était fournie par quelques tonneaux métalliques transformés en brasero. Des hommes dormaient ici et là, emmitouflés dans des couvertures ou blottis dans leurs sacs de couchage.
Le sergent Lance avait installé son « bureau » à la réception. Lorsqu’il me vit, il me fit signe : « Le colonel veut vous voir ».
Je retins un soupir : « D’accord, j’y vais ».
Le colonel Gilliam avait installé son QG dans un immeuble situé dans la rue derrière le bâtiment administratif. Lorsque je sortis, je fus un instant ébahie par l’activité qui régnait. Une colonne de camions, transports de troupes et hummers débarquaient des importants renforts.
Je les suivais encore du regard alors que j’arrivais au bunker qui se trouvait à l’angle de la rue. Il défendait tout à la fois une route directe vers la voie rapide et l’immeuble qui se trouvait derrière. Les sentinelles contrôlèrent mes papiers avant de me laisser passer. Je grimpais un étage avant d’arriver au bureau du colonel. N’étant pas militaire, je n’avais pas à le saluer. Tandis qu’il me serrait la main, je désignais les hommes qui continuaient à se répandre dans la rue : « Que se passe-t-il ? » « Le nombre de signaux radios a fait plus que doubler depuis une heure. Nos radars ont également repéré des hélicoptères ennemis qui se dirigent vers nous. Je vous ai fait venir parce que…
Un fracas infernal lui coupa la parole. Le bruit d’une craie sur un tableau multiplié par cent. Des explosions suivirent. Je me ruais vers la fenêtre pour voir des rayons plasma et laser zébrer la nuit. Et frapper le grand bâtiment de bureau. La première ligne disparaissait dans un barrage d’artillerie qui blessait l’œil de déflagration incessante.
Un instant plus tard, j’étais dans la rue. Je courrais vers le bâtiment administratif. Des tirs laser continuaient à le frapper et les mitrailleuses ripostaient. Je n’avais rarement vu un feu aussi dense. Des soldats éclopés, brûlés ou choqués par les explosions fuyaient la première ligne. Je jouais des épaules pour échapper à leur panique et entrais sur la voie rapide. Je me jetais immédiatement en dans un cratère d’obus tandis que deux rayons écarlates frappaient le mur antibruit Des échanges de tir très violent illuminaient la nuit. Les soldats de l’avant poste tiraient avec tout ce qu’ils avaient en direction d’un amoncellement d’épave à une cinquantaine de mètres… ou plutôt derrière celle-ci.
La riposte venait sous forme d’armes à projectiles ou à énergie. Les blindés de la RNC couvrant le bunker avaient fait les frais de la puissance de feu ennemie, ils brûlaient comme des torches, au milieu de cadavres de soldats surpris à découvert. Juste au moment où je me relevais, un hélicoptère de combat surgit, lâchant des roquettes sur la forteresse de béton et de sacs de sable qui servait de point d’appuis aux Californiens. Lapidée par la pluie de petits caillons qui retombaient, je me protégeais de mes bras et levait la tête pour voir l’hélico Suzumebacchi remettre les gaz. Il n’alla pas loin, un 20 mm à tir rapide l’accrocha, déchirant l’air de la stridence de ses rafales vengeresses. Un instant plus tard, sa queue tranchée nette, l’engin de Kanawa pris de folie se désintégra contre un immeuble, illuminant d’une brève aurore couleur de sang.
J’empoignais mon fusil d’assaut et m’agenouillais de manière à ne dépasser que le moins possible du bord du cratère. Un œil collé à la lunette, je regardais en direction de l’ennemi. La première chose que je vis c’est deux drones Washi avancer en longeant la carcasse d’une voiture renversée sur le flanc. Ma rafale les prit par surprise et les perça comme une écumoire. Un SecMar en armure légère se redressa pour jeter un ordre… un officier ? Je l’inscrivis dans mon viseur et serrait la détente. Je vis distinctement sa tête explosé. Les renforts qu’il avait appelé, deux hommes en armures assistée, sortirent de la pénombre. L’un d’eux avait un laser un laser gatling, l’autre un fusil laser avec un lance-grenade intégré. Je vidais un chargeur entier de balles perce-armures sur le premier. Dans le viseur je voyais les projectiles ricochaient dans des gerbes d’étincelles. Mais il s’effondra. Je roulais de côté pour dégager ma poche de poitrine pour prendre un nouveau chargeur et… je me retrouvais catapultée au fond du cratère. Le SecMar venait de me tirer dessus au lance-grenade. Je n’étais pas blessée, mais je n’y avais échappé que de peu.
Heureusement, je ne combattais pas seul et les renforts appelés par le colonel Gilliam arrivaient à ce moment Certains me rejoignirent dans le trou d’obus, d’autres remplacèrent les morts et les blessés dans l’avant poste. Les derniers attaquaient l’ennemi de front.
La contre-attaque fut violente. Des soldats couvraient l’avance de leurs camarades en tirant au lance-roquette. Je tirais chargeur sur chargeur, tuant et blessant bien des ennemis. Mais, les SecMars tenaient bien le périmètre, ils nous repoussèrent et contre-attaquèrent. Leur assaut fut lui aussi contré. Ayant épuisé mes munitions, je récupérais une mitrailleuse et participait à un nouvel assaut. Abritée derrière le capot d’un truck je tirais plusieurs boites de munitions, balayant les hommes de main de Kanawa. Ils ripostaient autant qu’ils le pouvaient et parfois je jetais des grenades à mains pour les calmer. Les épaves étaient à présent percées de multiples impacts et seul le bloc moteur du camion m’avait évité de connaître un même sort. Cette fois encore ce fut le manque de munitions qui me contraignirent à quitter les lieux. Je terminais la bataille dans le bunker avancé, en tant que sniper ou en servant une mitrailleuse lourde. Non que ce fut plus facile que de se battre en première ligne. Les casemates et les tranchées étaient ponctuellement bombardées par l’artillerie et les hélicoptères ennemis. Tout autour, les soldats de la RNC se déplaçaient d’un abri à un autre, tiraient quelques rafales, courraient… et mourraient. Les ennemis n’étaient pas à la noce. Je visais en priorité leurs drones, une balle de fusil suffisait ç les détruire. Sans eux la SecMar perdait de sa coordination. C’étaient des hommes de main chargé d’intimider les « futurs clients » de Kanawa, de les pousser à se soumettre, pas des soldats. En dépit de tout leur attirail sophistiqué ils n’avaient pas l’habitude des batailles rangées.
Au bour de deux heures d’enfer, l’ennemi n’avait même pas réussi à prendre les avant-postes, ses pertes avaient été très lourdes (en particulier cinq hélicoptères). Leur chef jeta l’éponge…
Nous n’avions pas été les seuls attaqués cette nuit. En Fait, Kanawa avait frappé un peu partout sur le front. Nos pertes n’étaient pas légères et le périmètre avait reculé en plusieurs points. Mais vu que nos lignes n’avaient pas craqué, on pouvait parler d’une victoire… défensive et limitée… mais une victoire quand même.
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Avatar du membre
malhuin
Confrère
Messages : 5774

Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Lorsque le passé s’en mêle… (quatorzième partie)

J’étais allé me coucher, mais avant deux heures du matin le sergent Lance et le sergent Santos sont venus me chercher. Encore ensommeillée, je suis montée dans un hummer qui a pris la tête d’une colonne de véhicule. Nous sommes arrivés dans Orces Avenue, une rue coupée en deux par un bâtiment couché. Un impressionnant blockhaus formé de plaques de bétons extraites des ruines et une barricade de débris entourait l’entrée d’un immeuble. Levant les yeux, je vis des mitrailleuses qui pointaient par les fenêtres.
Les camions et transports de troupes s’immobilisèrent pour laisser descendre les soldats. Nous nous trouvions devant un petit immeuble qui fait l’angle d’une rue. Autrefois, un magasin s’ouvrait de plein pied. Les vitrines n’étaient plus depuis longtemps qu’un souvenir. Elles avaient été remplacées par une barricade de sac de sable défendue par des mitrailleuses lourdes.
Les deux sergents et moi fumes introduit à l’intérieur. C’était une sorte de PC de campagne. Sans surprise je découvris le colonel Giliam installé derrière un ordinateur. Il nous fit signe de nous prendre place sur de mauvaises chaises. « Je vous remercie d’être venus, commença-t-il. Nous sommes confrontés à une situation délicate et j’espère que vous pourrez m’aider. » Le colonel déploya une carte sur la table. « Hier nous avons envoyé deux rangers vétérans derrière les lignes ennemis pour une mission d’importance. Ils l’ont accomplis et sont revenus vers nous avec des enregistrements sous forme de microfilms. Ils venaient d’atteindre le Mall, un centre commercial que nous avions transformé en poste avancé. L’offensive de Kanawa a débuté à ce moment-là. On ne sait pas vraiment ce qu’il s’est passé. Le point d’appuis à tenu un moment puis, des hélicoptères ennemis ont bombardé l’endroit jusqu’à ce que les étages s’effondrent. La SecMar a alors investi les lieux. Cependant, ils les ont évacués depuis, laissant un no man’s land entre nos positions. » Il mit le doigt sur un bâtiment. « Nous sommes ici. Hier c’était une position à l’arrière. A présent seul un fortin nous sépare du Mall, là, juste dans une rue parallèle. Orces avenue étant encombré de débris, le centre commercial est la seule manière de traverser vu qu’il s’ouvre sur les deux rues. Avant le bombardement d’hier, le bâtiment avait beaucoup d’issues différentes. Lorsque les étages se sont effondrés, les issues secondaires et les escaliers ont étés ensevelis sous les débris. Toutefois, les portes principales de notre côté comme du côté tenu par l’ennemi sont toujours accessibles. Le parking souterrain a aussi bien résisté et ses accès voitures sont toujours ouverts sur les deux rues. Il nous faut reprendre le Mall et repousser l’ennemi le plus loin possible. En fait cette offensive est une diversion, nous pensons que les microfilms sont cachés dans les caves. Les rangers ont probablement laissé des signes pour le retrouver, mais tant que les ruines ne sont pas en notre possession nous ne pourrons pas les fouiller. » Intriguée je posais la question qui me brûlait les lèvres. Mon interlocuteur secoua la tête : « Désolé mis Shinoken, l’information est confidentielle. Sachez cependant que les renseignements ramenés pourraient changer le cours de la bataille. Ils justifient les pertes humaines qu’ils nous coûteront. »
Je ne peux pas dire que notre assaut s’est bien passé. A peine étions nous sorti de notre retranchement qu’un buit de rotor me fit lever les yeux. Un hélicoptère passa au-dessus de nous. Je tirais rageusement au fusil d’assaut mais je ne l’égratignais même pas. L’engin fit un premier passage sans tirer et je ne doutais pas que l’ennemi faisait son rapport.
En fait, nous avons atteint le Mall uniquement pour le trouver tenu contre nous. Des drones Washi et des SecMars nous ont tiré dessus alors que nous engagions sur les marches à l’entrée. Le mouvement était si… enfin… on pensait s’emparer du bâtiment avant que l’ennemi ne réagisse et c’était tout l’inverse. Ce ne pouvait être un hasard. Nous étions tombés dans un piège. La SecMar avait laissé le bâtiment sans défense, du moins apparemment sans défense, juste pours nous y attirer. J’ai d’abord essayé de forcer le chemin avec les grenades et les balles perce-armures de mon fusil d’assaut. Je crois avoir détruit trois drones, deux SecMars en armure et un dernier en armure assisté. Mais une de mes grenades a explosé trop près de moi me blaissant une première fois. Un drone m’infligea une nouvelle blessure de ses lasers. Quand aux soldats de la RNC, ils se faisaient taillés en pièce. Les tirs les avaient suivis alors qu’ils couraient à découverts et nombre s’effondrèrent. Je n’étais guère mieux mais le segent Lance me tira à couvert. Il y avait une barricade non loin, deux mitrailleuses lourdes couvraient la rue. Elles se mirent bientôt à tirer alors que je me soignais (1).
Jusque vers quatre heures du matin, les affrontements autour du Mall ont été très violents. En dépit de la quasi-destruction de la première vague d’attaque, la RNC n’a pas lâché prise. Nous avons encore attaqué. Le deuxième assaut a permis de reprendre le parking. Je menais à nouveau les soldats. J’avais troqué mon fusil d’assaut contre une mitrailleuse légère. Cependant, cette fois encore, nous échouâmes. Il nous fallait traverser une rue à découvert. Les explosions et les tirs couchèrent une bonne partie de l’effectif. C’est à la troisième tentative et très difficilement que nous avons capturé le Mall.
La bataille semblait bien à présent bien engagée. Evidemment, l’ennemi contre-attaqua mais nous avons réussi à le repousser et à progresser d’immeubles en immeubles pour nettoyer la rue. Cependant, la radio ne nous envoyait pas que de bonnes nouvelles. Le parking avait été repris par l’ennemi. Au début je ne m’en inquiétais pas, mais l’ennemi s’empara aussi de notre principal point d’appuis. Je rameutais le plus d’homme possible pour contre-attaquer vers le parking mais cela tourna au désastre et fus une nouvelle fois blessée.
La contre-offensive se révéla rapidement désastreuse pour nous. J’avais réussi à rejoindre le QG mais le bâtiment était encerclé. A cinq heures du matin, je prenais la tête d’une contre-offensive qui nous donna un peu d’air en reprenant l’immeuble fortifié d’Orces Avenue.
Ce qui avait commencé trois heures plus tôt comme une contre-attaque localisée avait entre temps pris beaucoup plus d’importance. Nous recevions continuellement des renforts et des troupes d’autres sectreurs lançaient leurs propres offensives pour nous soutenir. Même l’artillerie régimentaire était entrée en action. Les SecMars n’étaient pas en reste et les essaims furieux d’hélicoptères qui lançaient des frappes ne nous rappelaient que trop qui avait la maitrise du ciel.
La situation sur le terrain était devenue complexe. Globalement nous avions repris nos positions de départ. Cependant, de petits groupes de SecMars isolés continuaient à tirailler ici et là. De l’autre côté du Mall et dans celui-ci, il n’y avait qu’une certitude, le bunker était toujours tenus par l’ennemi. Pour le reste, des troupes des deux camps se disputaient les bâtiments et les rues adjacentes dans un affrontement aussi violent que désordonné. Des renforts des deux camps continuaient à affluer et la situation était très volatile, pouvant changer du tout au tout en quelques minutes.
Jusque vers sept heures du matin attaques et contre-attaques se succédaient. Un point d’appuis ne restait aux mains d’une faction que tant qu’elle y gardait des effectifs importants. Lorsque l’on réunissait des effectifs importants pour attaquer quelque part, on avait souvent la désagréable surprise de voir une position dégarnie prise par l’ennemi. Le Mall était l’endroit le plus disputé. Les SecMar finirent par s’y faire encercler et taillés en pièce. A ce moment là, nous avions gagné la bataille… de justesse. Les pertes étaient égales dans chaque camp et les hommes de Kanawa n’avaient perdu que parce qu’ils avaient jeté l’éponge les premiers.
Je n’ai participé qu’à la dernière attaque contre le Mall, mais j’ai couvert au fusil d’assaut une offensive contre un immeuble. J’ai vu nos troupes se faire tuer en attaquant le bâtiment puis en fuyant. Les Sec-Mars attaquèrent ensuite ma position. J’utilisais tous ce que j’avais, épuisant mes munitions pour les arrêter. Les fusils d’assauts étaient vraiment trop légers contre leurs combattants en armure assisté. Même avec des balles blindées, un chargeur ne suffisait pas pour les arrêter. On arrivait à plus de résultats avec les grenades à fusils, mais c’était trop facile de blesser des alliés. Seules les IEM étaient vraiment efficaces. Mais vu la portée des grenades à main, c’était très dangereux !
J’ai aussi un moment difficile en défendant une barricade. J’utilisais une mitrailleuse légère, je couchais au sol les assaillants, mais d’autres venaient toujours. J’ordonnais l’évacuation du point d’appuis. Malgré une contre-attaque lancé sur le flanc de l’ennemi.

(1) Le groupe que je dirigeais ne fut pas le seul à tomber dans une embuscade. Le colonel Gilliam avait lancé une autre attaque. Son premier objectif était de s’emparer du parking souterrain. De là, ils devaient passer dans une rue de l’autre côté du Mall pour s’emparer d’un immeuble tenu par la SecMar. La première partie se passa sans heurt et même sans résistance, cependant, une fois dans la rue ils furent exterminés par les tirs croisés d’ennemis situés dans les immeubles des deux côtés.
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Avatar du membre
malhuin
Confrère
Messages : 5774

Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Lorsque le passé s’en mêle… (quinzième partie)

On aurait souhaité pouvoir se reposer, mais la SecMar a lancé une contre-attaque à 9 h. L’attaque surprise, soutenue par des tanks X4 KM, a isolé complètement un centre d’étude situé dans Faircrest Height. J’ai mené une contre-attaque à partir de Venice Boulevard, le sergent Lance était la tête de l’autre branche qui descendait La Cienega.
Les reconnaissances montraient que l’avenue était bloquée par une barricade. J’ai commencé par l’illuminer au laser en demandant un soutient aérien. Deux shooting stars sont tombés du ciel lâchant des bombes. Les explosions ont ravagé le barrage. J’ai ensuite opéré comme sniper, tirant les uns après les autres les soldats qui entouraient le bâtiment. L’arrivé du sergent Lance a achevé la manœuvre.
La SecMar ne renonçait pas pour autant. Des avions et des hélicoptères se succédaient au-dessus de nous, lançant un raid de bombardement après l’autre. Puis des blindés sont arrivés, escortant des transports de troupes. Nous avons tenus grâce aux cinq lance-missile Redeye XII dont mon groupe était doté. Ils tiraient de petites fusées véloces à guidage thermique. Les engins étaient efficaces à la fois en tant qu’anti-aérien que comme anti-char. Nos ennemis utilisaient des contre-mesures, comme des « flares », des leurres thermiques. Mais je faisais tirer simultanément les missiles. Un finissait toujours par passer détruisant ou endommageant gravement l’engin ennemi. Comme j’avais toujours le laser de désignation, je continuais à appeler les chasseurs Shooting Star. Au bout de seulement vingt minutes de combat, Venice Boulevard était remplis d’épaves en flamme.
Nous avons reçu le renfort de deux transports de troupe et une nouvelle mission. Une autre unité était toujours encerclée dans l’hôpital KFH West. Nous sommes allés à son secours. Nous ne sommes heurtés qu’à des SecMars en armure de combat, armé de fusils d’assauts. Leur résistance fut très faible. Trois hélicoptères appelés en renfort firent demi-tour au premier tir de missiles AA.
Les appels radio du sergent Lance m’ont ramené au centre d’étude. La SecMar avait changé de tactique. Des tanks planqués dans les rues voisines tiraient sur le bâtiment. Ils étaient trop loin pour que l’on puisse riposter. Des drones Washis et des hélicoptères surveillaient les abords, on ne pouvait s’approcher trop près. J’ai à nouveau utilisé le laser de désignation pour appeler du soutient d’artillerie et aérien. Après la destruction de quatre chars, les autres se sont repliés.
Le colonel Gilliam m’a confirmé dans le commandement d’un peloton de quarante hommes avec le sergent Lance (qui donnait plus souvent des ordres que moi) et le sergent Santos en tant que second. Nous avons passé l’après-midi à nettoyer les petites rues avoisinantes de groupes de SecMar qui s’accrochaient.
C’était un genre de combat très différent de ceux que nous avons livré dans la matinée. Il fallait avancer lentement avec précaution, en gardant plusieurs mètres d’espace entre les soldats. Généralement, nous avancions par petits groupes. Dès que les soldats en tête trouvaient une position de couverture, ils se déployaient. Les soldats qui suivaient s’avançaient alors pour atteindre le point d’appui suivant et servir à leur tour de couverture.
Les SecMar pouvaient apparaître d’un seul coup, généralement sur les toits. Le plus souvent, ils tiraient quelques rafales et se repliaient. Parfois, ils s’accrochaient. Il fallait qu’un groupe de soldat s’abrite dans les bâtiments, derrière les épaves ou les murets et échangea des tirs avec eux. Pendant que les SecMars se retrouvaient « fixés », j’envoyais Lance dans une rue parallèle pour les contourner et les prendre à revers. Parfois ça marchait, parfois ils avaient une autre unité pour les couvrir… alors les combats devenaient meurtriers.
C’était une sorte de cache-cache mortel. Celui qui prenait l’autre à découvert gagnait la manche. Ce genre de combat s’éternise toujours. Car on n’a jamais assez de monde pour garder le moindre bâtiment, la moindre rue. Lorsque l’on nettoyait un endroit un groupe SecMar pouvait s’y réinstaller une demi-heure plus tard et tout était à recommencer.
Vers seize heures, les combats s’étaient déplacés autour d’Art District. Je me trouvais avec le groupe du sergent Lance dans une rue parallèle à Washington avenue. Nous attaquions des SecMars qui tenaient le toit d’un bâtiment plat et une barricade de grosses poubelles métalliques.
Cette fois, c’était Maria Santos qui faisait l’opération de contournement. Elle devait s’installer sur le toit d’un bâtiment de l’autre côté de Washington Avenue. A mon signal, elle a attaqué et les ennemis ont commencé à se replier. J’ai été la première à prendre pied sur la barricade, j’ai tiré en continu. Mon fusil d’assaut a laissé trois ennemis au sol, baignant dans leur propre sang. Lance en toucha un quatrième qui était sur le point de me tirer dessus. Nous avons pris en chasse les fuyarts. Ils sont entrés sur le parking d’un centre commercial. Une paserrelle piétonne enjambait l’avenue, continuant par une rue qui donnait sur Venice Boulevard. Au moment où les SecMars l’atteignaient, leurs camarades qui s’étaient tenu jusque là planqué sur le toit du supermarché commencèrent à tirer. Une épave de voiture bondit vers le ciel comme une roquette explosait.
Un échange de feu nourri s’en est suivi. Nous étions plus nombreux et nous visions mieux. Leurs rangs se sont éclaircis et ils ont fini par se replier à leur tour. La première mauvaise surprise a été qu’un autre groupe de SecMar – retranché dans un immeuble- ouvrit le feu alors que nous atteignions la passerelle… Un lance-roquette abattit un panneau publicitaire juste au moment où je passais dessous, m’aspergeant de morceaux de ferraille et de bois brisé.
Je fis presser le mouvement. La moitié des hommes était déjà passé sans encombre alors que je me risquais à mon tour sur la passerelle. Nous traversions trois par trois, en respectant une distance de deux deux mètres, et couvert par les soldats se trouvant des deux côtés.
Je suppose qu’ils m’attendaient. Cela faisait deux jours que je leur faisais vivre un enfer et mon armure noire était très reconnaissable. Au moment où je passais, un hélicoptère de combat surgit et ouvrit le feu. L’homme qui se trouvait devant moi boula à terre. J’encaissais plusieurs balles… mais si mon armure m’avait trahie elle me sauva aussi la vie. Alors que mon biocomputeur m’injectait un cocktail chimique, l’hélico fit demi-tour pour un second passage. Cette fois-çi je ne fus pas touchée, mais je vis que le soldat tué transportait un lance-missile Redeye. Je le pris et le chargeais justre avant que l’hélico commence son troisième passage. Heurté de plein fouet le Suzumebacchi s’éloigna en laissant derrière lui une trainée de fumée, s’éloignant vers Venice Boulevard.
Lance avait fait demi-tour, me saisissant par les aisselles, il me tira de l’autre côté de la paserrelle. Le temps que je me relève, il avait fait sauter la porte d’un immeuble et me faisait signe de le suivre. Arrivé au troisième, nous sommes entrés dans un étage dévasté. Les murs s’étaient effondrés. Un trou énorme remplaçait la façade. L’hélico endommagé était là. Il ouvrit le feu et je ne survécu qu’en me jetant derrière un pilier de soutènement que la rafale déchiqueta. Je rechargé le Redeye et profité d’une pose dans ses tirs pour riposter.
Sans effet dramatique, l’engin se métamorphosa en boule de feu !
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Avatar du membre
Trocse
Moddeur aguerri | Traducteur en herbe
Moddeur aguerri | Traducteur en herbe
Messages : 713

Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par Trocse »

...Voilà un stimpack"UP" et quelques jetons pour le prochain casino !
(je me demande si c'est compréhensible ce que je viens d'écrire...en tout cas toujours Merci pour tes nouvelles !)
Avatar du membre
malhuin
Confrère
Messages : 5774

Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Merci :embaras: Je m'excuse de ne pas avoir écris d'autres nouvelles depuis un certain temps, mais je suis très pris. Crois-moi, j'aimerais vraiment écrire la suite, mais je suis très occupé. :triste:
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Avatar du membre
malhuin
Confrère
Messages : 5774

Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Lorsque le passé s’en mêle… (Seizième partie)
Le soleil couchant transformait les surfaces de verre des tours miroirs, corrodés par les guerres et le temps, en mur de feu rougeoyant. Il était pénible de lever les yeux. Nous avancions vers un objectif prioritaire. Le colonel Gilliam était venu me rejoindre une heure plus tôt. Il avait des révélations à me faire sur l’affrontement du Mall. Nous nous étions battus pour récupérer des documents microfilmés. Ceux-ci révélaient la position du QG ennemi, dans Santa Monica. Les spécialistes de l’écoute électronique supposaient que c’était depuis ce central que l’ennemi contrôlait tous les drones qu’ils utilisaient sur le champ de bataille. Détruire ce central nous donnerait un avantage décisif pour la bataille.
Nous avons été convoyés de l’autre côté de la ligne de front par deux vertiptères. Une diversion avait été organisée pour que l’on puisse passer sans encombre. Lâchés à proximité d’une voie rapide, nous l’avons suivie en direction de notre objectif. Dans son ombre, nous étions raisonnablement à l’abri d’éventuel observateur. Les Rangers avaient sélectionné un groupe de bâtiment, mais nous ignorions exactement lequels étaient occupés par l’ennemi. C’est alors que nous vîmes une importante patrouille ennemie. J’ordonnais qu’on la suive. Elle disparut dans un accès vers les égouts creusés au flanc d’un canal. Deux 災害 (Saigai, le « fléau ») défendaient ce passage. Le sergent Santos claqua des doigts et me fit signe : « Miss, c’est logique. Où est-ce que nous nous sentons le plus en sécurité ? » Je fonçais les sourcils sans comprendre… « Les abris… c’est sous terre qu’on se planque quand les choses vont mal ».
Bien sûr !
« Santos, Lance, attirez l’attention de ces horreurs et donnez-moi un lance-missile. »
Je me précipitais couverte par les tirs de mes hommes. J’avais repéré un immeuble qui surplombait le canal. En fait, j’appliquais le premier plan qui me soit passé par la tête. Un plan évident ! Et l’ennemi y avait pensé. Je franchis la porte et battait en retraite… une rafale passa au-dessus de moi tandis que je me jetais à l’abri. Un Gospog se tenait au milieu des ruines de ce qui avait été un salon. Je pris le lance-missile et tirait. La charge creuse déchiqueta son armure. Projeté au sol, le monstre vivait encore. Je dégainais mon .45 et tirait dans la masse végétale qui palpitait.
Arrivée à l’étage je me mêlais à l’affrontement entre les Saigai et les soldats de la RNC. Cela peut sembler incroyable mais je tirais deux fois et touchait à chaque fois la boîte de coordination d’un des méchas. Le principal obstacle supprimé, les soldats de la RNC passèrent à l’assaut. Les SecMars – submergés- ne tirent que quelques secondes.
Je rejoignis mes hommes, juste au moment où ils entamaient la reconnaissance à l'intérieur du système des eaux usées. Une étroite margelle permettait de marcher au-dessus d’un canal puant. Après seulement une centaine de mètres, les égouts étaient éventrés et débouchaient sur une vaste caverne artificielle où flottait un étrange œuf de métal.
« C’est quoi ce truc ?! »
Je secouais la tête « Je n’en sais rien ».
L’étrange machine était bardée de capteurs et d’antennes. « C’est peut-être ça, le QG ». « C’est possible » répondit Maria Santos « Ce truc affole mon détecteur d’onde radio ».
« Il faut ressortir, rien dans notre arsenal ne peut lui infliger plus qu’une égratignure » intervient Lance. « Il faut utiliser le désignateur laser et demander une frappe aérienne ».
Une autre galerie, transversale à celle que nous occupions, paraissait convenir. Mais alors que nous l’empruntions, une troupe de la SecMar surgit en sens inverse. C’était plus qu’une simple patrouille ! Alors que nos premières rafales couchaient des hommes par dizaine, d’autres survenaient. La situation menaçait de nous échapper.
Lance désigna une échelle de fer menant à une plaque « Vite, passons par là ». Malheureusement, le passage se trouvé dans un renfoncement de l’autre côté de la galerie. Il fallait donc traverser un secteur battu par les tirs ennemis. Les premiers hommes sont passés sans problèmes, car nous étions assez nombreux pour river leur clou aux gens de la SecMar. Toutefois, au fur et à mesure que les soldats passaient, notre volume de feu baissait. Bientôt il ne resta plus que moi et le sergent Santos. Avant de la laisser assurer mon arrière garde, je jetais l’un après l’autre quatre grenades à main… Elles calmèrent assez l’ennemi pour nous permettre de décrocher. Lorsque Santos me rejoignit au niveau de la rue, Lance jeta à son tour une grenade dans la bouche d’égoût.
« Vite, me jeta Lance. J’ai repéré les Lieux, je m’occupe du désignateur laser. Santos, montez dans cet immeuble et avertissez nos copains de l’armèe de l’air, bougez ».
J’acquiesçais : « Vite, placez toutes les mines anti-personnelles et les pains de C-4 dont vous disposez sur cet amas de débris. Installez des postes de tir dans ces deux immeubles. Couvez les sergents Lance et Santos ».
Les hommes chargés de poser les mines venaient à peine de nos rejoindre que l’attaque commençait. Un hélicoptère passa au-dessus de nous et ouvrit le feu sans faire de grands dégâts. Mais à sa suite s’avançait une forte infanterie disposée en tirailleur. Un tank X4 KM les couvrait.
Le plus effrayant était la masse d’ennemis. Des centaines de SecMar suivaient les replis des terrains, s’abritaient derrière les pans de murs et les amoncellements de débris. Des tirs nourris éclatèrent de part et d’autre tandis qu’ils nous encerclaient. Je tirais sur les hommes de la sécurité qui se cachaient derrière les épaves des voitures. D’autres les remplaçaient. Des tirs venaient à présent des squelettes d’immeubles et je ripostais. Des balles et des tirs d’armes à énergie commençaient à éclaircir nos rangs. En dépit de perte bien plus importantes, les SecMars continuaient à avancer.
Les premières mines sautèrent et firent osciller l’assaut. Mais assez de SecMar passèrent pour que l’on se batte autour des fenêtres et des brèches dans les murs. Un ennemi me sauta dessus, empoignant mon fusil à pleine main. Je le repoussais violemment contre un mur, tirait mon .45 et lui tirait en pleine tête à quatre reprises. « Faites sauter les charges de C-4 !»
Mon ordre sembla suivit d’un étrange moment de silence… l’instant d’après je me retrouvais jetée au sol tandis que l’univers entier semblait se convulser. Je me redressais sur les coudes et les genoux, momentanément privée de l’ouïe. Des morceaux de plafonds tombaient et des blocs de bétons roulaient tandis que des gravats bombardaient les façades. Le champ de bataille avait disparu dans un mélange de fumée et de poussière, noire, grise et blanche, convulsée par de violents appels d’air.
Il fallu plusieurs minutes pour que le voile de poussière se dissipe. Les ruines avaient complètement changée de visage. Un des immeubles s’était effondré et il ne restait plus rien des positions occupées par l’ennemi.
Une détonation retentit à distance suivie par un sifflement. L’instant d’après la façade de l’immeuble voisin explosait. Un bruit de moteur me fit tourner la tête. Le char X4 KM, bien protégé par son blindage, n’avait subit aucun dégât et ripostait à l’aide de son canon.
« Lance-missile, feu ! »
Mon injonction tira les défenseurs de leur transe. Quatre missiles autoguidés filèrent vers le blindé. Ce dernier riposta en émettant un rideau de fumée et en lançant une pluie de « flare » qui dérouta le guidage thermique des têtes chercheuses. Un deuxième obus s’abattit sur mes positions. Cette fois, trois hommes furent touchés par des éclats.
On n’allait pas tenir longtemps ! En plus… Oui, il y a des mouvements. D’autres fantassins arrivent ! Assez éloignés de l’explosion pour ne pas être blessés ou renforts arrivé depuis, ils s’avancent vers nous. Certains installent des mitrailleuses parmi les décombres, tandis que d’autres profitent de la couverture pour gagner un autre abri.
Répondant à mes souhaits, retentit un bruit de réacteur. Deux Shooting Stars apparaissent au-dessus du champ de bataille, plongeant sur le QG ennemi, installé dans un vaste cratère. Deux missiles sont tirés et frappent avec violence.
J’entends cependant la voix de Lance « Touché mais ce n’est pas suffisant ! » « Compris » répond Santos « Je demande un nouveau passage ».
« Lance-missile, dégommez-moi ce tank, vite ! »
Il est plus que temps, un nouveau de canons fracasse la façade. Une partie du plafond s’effondre. Je vois plusieurs hommes périr ensevelis dans les décombres. Bien que bombardées de pierres je n’ai que quelques ecchymoses. J’empoigne la mitrailleuse que tiens encore un des morts.
Devant moi, c’est la ruée. Les SecMars quittent leurs abris pour charger. Les oreilles remplies du vacarme infernal de la mitrailleuse je fauche le premier rang qui dévale la pente du cratère créé par l’explosion du C-4. Trois missiles s’élèvent je les vois détonner contre le tank qui tressaille. Un instant rien d’autre ne semble se passer. Soudain il se désintègre, entraînant dans sa destruction tout son stock d’obus.
L’explosion lacère des dizaines de fantassins et provoque un flottement. Dans le silence relatif, j’entends le bruit des réacteurs des Shooting Stars qui reviennent. Une DCA nourrie les entoure. Un des appareils frappés par un missile explose dans une boule de feu jaune. Mais le second plonge et je le vois tirer de toutes ses armes. Comme il remonte en chandelle, la sphère émettrice se désagrège expédiant vers le ciel un souffle de flammes.
La colonne de fumée noire qui monte sur le champ de bataille semble briser l’allant des SecMar survivants. Ils se débandent !
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Avatar du membre
malhuin
Confrère
Messages : 5774

Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par malhuin »

Lorsque le passé s’en mêle… (dix-septième partie)

C’était la troisième nuit de bataille. Blottie derrière les barricades de sac de sable, à un pâté de maison du front, je regardais le déchaînement des pièces antiaériennes. A nouveau, les bombardiers stratosphériques de Kanawa volaient au-dessus des nuages. Leurs bombes s’acharnaient sur les deux pointes les plus avancées de l’attaque Californienne.
La première menaçait de couper en deux l’ennemi et d’encercler les troupes encore présente dans Downtown. L’autre avançait dans Santa-Monica, menaçant le port d’où les Japonais recevaient renforts et approvisionnement.
Une paire de chasseurs californiens nous survola. Des rayons lasers montèrent d’un immeuble dont le squelette dominait les ruines. Les traits pourpres poursuivirent un des appareils qui se métamorphosa en boule de feu. Le front était là parmi ces ruines qui brûlaient. Même à distance, même parmi les grondements des bombardements, on entendait des vociférations, des cris et des appels de détresses. Des rayons lasers et plasma lâchés vers le ciel se joignaient aux arabesques des traçantes. Il y avait une étrange beauté dans l’horreur de cette nuit…
Je jetais un coup d’œil sur les façades d’immeubles déchiquetés, aux immeubles effondrés sur leurs voisins, aux amoncellements de décombres. Partout, des soldats de la RNC se terraient l’arme au poing. Ici et là, le museau de lance-roquettes et de mitrailleuses pointaient leur nez. Je savais que derrière les fenêtres d’appartements abandonnés depuis des siècles, des snipers patientaient. Lance émergea de l’immeuble derrière moi. C’est là que nous avions installés le PC.
« C’est confirmé, l’ennemi masse des troupes devant nous. Ils ne vont pas contre-attaquer sur les percées, mais vers le centre-ville »
J’acquiesçais. « Ils tentent une variante de la grande solution ! »
« La grande solution ?» « Oui, sergent. Autrefois, à West Point, on enseignait l’art de contenir une offensive. D’abord, il faut envoyer des renforts autour des lèvres de la plaie pour éviter que la percée s’élargisse. Ensuite, on crée un hérisson défensif dans l’axe d’attaque, sur un nœud routier par exemple. Le but est de former une poche de troupe au milieu du dispositif pour ralentir l’ennemi et immobiliser de nombreuses troupes destinées à l’assiéger. Puis, derrière une coupure, on achemine des renforts qui doivent arrêter l’offensive. Une fois l’offensive arrêtée, on a le choix entre la petite et la grande solution. La petite solution consiste à attaquer les pointes et obliger l’ennemi à reculer. La grande solution vise à frapper à la base de l’offensive pour encercler l’ennemi et l’écraser. Ici, c’est une variante. Ils attaquent sur un autre axe pour nous obliger à retirer des troupes des pointes pour contenir l’attaque. Ils ne cherchent pas à nous mettre KO, c’est une diversion pour nous obliger à suspendre l’offensive.»
« Miss, cela n’empêche pas que nous sommes obligés de venir ici pour les arrêter, diversion ou pas » « Mais, sergent, c’est à ça que l’on reconnait une bonne stratégie. Même quand on comprend ce que veut faire l’ennemi on est quand même obligé de faire ce qu’il veut. »
Nous fûmes interrompit par des bruits de détonations étouffés. On entendait une sorte de boum puis un sifflement qui grandissait. Le sergent Santos se redressa « Artillerie, à couvert tous ».
A ce moment le premier obus retomba ouvrant une brèche énorme dans la façade d’une tour. Un autre éventra asphalte soulevant un geyser de débris vers le ciel. Des obus à percussions, l’idéal pour détruire une cible « durcie », comme mes troupes retranchées parmi les ruines. On utilisait plutôt des obus fusant contre des soldats à découvert.
Le bombardement ne dura qu’une dizaine de minutes, sans tuer personnes. Nous n’eûmes que quelques blessés léger. C’était une attaque à l’aveuglette. La perte du PC de coordination des drones commençait à faire on effet. Le bruit d’un hélicoptère tournant au-dessus des ruines, balayant les canyons de béton de ses projecteurs me confirma que Kanawa était revenu aux méthodes classiques d’observation. Les tirs de mitrailleuses de gros calibre le poussèrent à une retraite prudente.
Lance – qui était retourné au PC- me fit signe. Je montais les escaliers en courant pour entrer dans un appartement garni d’ordinateurs et de radios. Devant le plus gros poste, un sous-lieutenant salua et me tendit une feuille de papier c’était nos ordres. Le sergent déroula une carte pour désigner les rues que je nommais.
Une fois encore, l’affrontement allait avoir pour pivot Orces Avenue. On nous demandait de passer par le métro pour contre-attaquer de flanc.

Il n’y eut pas d’effet de surprise. Deux drones circulaient dans les couloirs du métro. Nous les avons éliminés sans peine, mais ils donnèrent l’alarme. Le premier et le plus long combat se déroula dans une station à moitié effondrés. Nous nous retranchâmes au centre du quai, un amas de débris formait une barricade improvisée. L’ennemi attaquait depuis l’accès au niveau de la rue. Il n’y avait qu’un seul escalier que nous battions de nos armes automatiques. Courageux, les SecMar n’ont cessé d’attaquer. Certains avaient des armures énergétiques. Mais la plupart se contentaient de simples armures de combat. Leur armement comportait des fusils à plasma, des auto-canons, des mitrailleuses légères, des lance-grenades automatiques et des auto-canons laser. Ils étaient soutenus par des drones. Nous les avons accueillis par un tir nourri : fusils d’assauts, lance-grenades, grenades à mains, lance-missiles et mitrailleuses légères.
Au bout d’une demi-heure à soutenir leur assaut, nous avons lancé une contre-attaque. Je fus blessée lors de la prise de l’escalier. Le temps de me soigner, la RNC avait réussit à déboucher dans les rues proches. La réaction de l’ennemi, soutenue par un hélicopère, nous repoussa dans les souterrains. A nouveau on se battit pour le contrôle de l’escalier. Je savais intellectuellement que l’ennemi était moins nombreux. Mais, accroupie au coin d’un mur, vidant chargeur après chargeur, à les voir arriver les uns après les autres, précédés de rayons laser et d’explosion, à entendre les balles siffler et ricocher… ce n’est pas l’impression que j’ai eu. Pendant que je retenais ainsi l’ennemi, les soldats de la RNC les débordaient. Il y eut un affrontement furieux dans les rues. Nous avons eu l’avantage car nos tirs se croisaient depuis plusieurs postes de feu. Même les armures assistaient ne protégeaient pas de ce déluge de balles. Je fus grièvement blessée par un drone et je m’embusquais à la sortie du métro. J’étais à court de Stimpack.
C’est là que je vis l’aube se lever. J’avais récuppéré une mitrailleuse légère et j’aspergeais méthodiquement un amoncellement de débris que l’ennemi avait transformé en forteresse. Nous fûmes relevés par des renforts.
Avant de me coucher, je pris la peine de passer au QG. L’attaque nocturne avait été dangereuse. L’offensive de la RNC avait été suspendue et des territoires repris par la SecMar. Un étrange silence baignait le champ de bataille… épuisés, les deux adversaires s’observaient.
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Avatar du membre
Quelric
Testeur
Testeur
Messages : 2210

Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]

Message par Quelric »

*reprend du pop-corn et attend la suite *
Répondre

Retourner vers « Histoires »