Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]
Posté : 23 août 2012, 21:16
La bataille d’Helios One
Les papiers que j’ai ramenés à la NRC ont fait l’effet d’un bang supersonique. J’avais pris deux chemises cartonnées remplies de feuilles volantes. La première était étiquetée « Raids » et comptait une description des missions confiées aux équipes de razzia. Elles avaient pour tâche de continuer l’attaque des convois entre l’avant-poste de Mojave et Novac.
La seconde plus épaisse portait la mention « Mouvement de troupes ». Elle était bien plus importante, en fait on apprenait qu’à part une petite garnison, la plus grande partie des troupes présentes à Cottonwood Cove avaient été envoyées à Nelson. Les fiches signalaient aussi le passage de renforts par le bac. Les unités ne s’arrêtaient pas, elles prenaient la route au nord.
Grace au bug placé dans l’émetteur-récepteur de Cottonwood Cove, nous pouvions à présent entendre les messages avant et après décodages. Cela nous donnait une chance, en comparant avec les communications codées, de pouvoir trouver la clef. Outre cela, nous avons appris des choses sur les intentions immédiates de Caesar.
Les attaques au sud n’étaient que des diversions et la recrudescence des raids aussi. Par contre, Caesar envoyait des ordres pour lancer l’opération Phaéton. En écoutant, nous comprîmes qu’il s’agissait d’une attaque massive sur la centrale solaire d’Helios One…. La première phase était déjà en cours. Les troupes qu’il mobilisait étaient non seulement importantes en nombre mais aussi en matériel, puisque Caesar y affectait un de ses rares vertiptères.
Face à la menace, la NCR a lancé un appel général pour l’envoi de renforts. Je me suis retrouvée dans une jeep découverte à foncer vers le sud. Le trajet depuis Mac Carran a été fait en temps record. Pourtant, nous sommes arrivés après l’avant-garde ennemie. Un Pick-up modifié par l’adjonction de plaques d’acier et d’une mitrailleuse qui en faisait une sorte de blindé léger stationnait devant les portes. Il y avait des cadavres au sol, mais on entendait des coups de feu à l’intérieur.
Nous sommes entrés et avons pris à revers trois Légionnaires en tunique rouge et armure de football américain. Leur armement pitoyable : fusil de chasse, pistolets, lances et couteaux nous donna l’avantage.
La seconde chose à descendre la route fut bien plus terrifiante : un tank. Son canon commença à ouvrir le feu sur les véhicules garés devant Helios One. Je me précipitais vers une mitrailleuse lourde installée sur le rebord d’une fenêtre du premier. Je ne tirais pas tout de suite, mais je pouvais voir les tirs de riposte étincelait contre le blindage. Lorsqu’une roquette endommagea le blindage de la tourelle, le commandant pensa qu’il en avait assez. Il sortit par l’écoutille pour riposter grâce à la mitrailleuse en circulaire. Bien que je ne puisse pas voir l’effet de son attaque, je tirais à mon tour et je le vis s’effondrer. Le char d’assaut se remis en mouvement. La tourelle pivota et je vis que le canon se redressait…
Comprenant ce qui allait se passait je courrais le plus loin possible de la trajectoire de l’obus. La déflagration me secoua comme un molosse le ferait d’une poupée de chiffon et me recracha contre le mur me recouvrant de plâtres et de petits débris. Indemne malgré les oreilles douloureuses et des vertiges, je rampais sur les pieds et les mains. Des soldats de la NRC me secouèrent.
La lucidité me revint d’un seul coup. On se battait à l’intérieur du bâtiment. Je n’avais pas perdue mon P.M. et je me glissais à leur suite dans l’escalier de fer. On se retrouva dans un hall sur deux étages où tournaient des machines. En dessous de nous se trouvaient des Légionnaires. Nos tirs les couchèrent au sol. On se battait un peu partout. Je me précipitais sur les soldats au sol, pratiquait les premiers soins et les conduisait à l’abri sous une des tentes dressée au milieu des miroirs solaires.
Lorsque je retournais à mon poste, je pus voir un gros trou dans le mur là où je m’étais tenue. Par ici, je pouvais voir le char qui brûlait et les cadavres de Légionnaires qui l’entouraient. Je récupérais la mitrailleuse – intacte - et je repris ma veille. Deux vertiptères tournaient dans le ciel. L’un plongeait parfois pour nous tirer dessus, mais le second ouvrait alors le feu pour l’éloigner. On pouvait également entendre des bruits de combats furieux. Par instant, on pouvait voir des véhicules et des soldats des deux camps passé sur la route au-dessus de nous. Des balles et des explosions se succédaient.
Au bout de… je ne sais pas… vingt minutes de calme… des Légionnaires commencèrent à dévaler la pente. Je braquais la mitrailleuse et j’ouvris le feu. J’en fauchais peut-être trois, les autres furent tués par mes camarades. Mais la fusillade continuait de l’autre côté. J’arrachais la mitrailleuse et je courrais jusqu’à une fenêtre dominant l’angle du bâtiment. J’arrivais presque trop tard. Mes tirs ne tuèrent que les deux derniers soldats, les autres étaient entrés.
Je repris ma course en sens inverse pour gagner l’escalier qui menait au rez-de-chaussée. Evidemment, je passais devant mon poste et mes oreilles furent vrillées par des rafales rapides et un bruit de moteur. Un pick-up transformé en blindé léger tirait de sa mitrailleuse. Je ripostais avec la mienne. Les plaques étincelèrent sous le choc. Un pneu explosa. La voiture glissa de côté mais je continuais à l’asperger sans pitié. L’homme en tourelle s’effondra dans une gerbe de sang. Le passager ouvrit la porte et boula à son tour, stoppé dans son élan par mon arme. J’insistais et le véhicule explosa.
J’abandonnais sur place la mitrailleuse presque vide de balles et me précipitait dans l’escalier… se manqua d’être mon dernier mouvement. Un Légionnaire me tirait de dessus avec un PM. Les impacts apparurent dans le mur, la balustrade, les marches. Heureusement, l’homme avait tiré sans viser. Mon bras, ma main, régirent pas réflexe… Je l’alignais, je pressais la détente, il s’effondra. Les combats continuaient dans la grande salle des machines. Cependant, lorsque j’arrivais c’était presque terminé. Je descendis le dernier survivant abrité derrière un gros engin baroque. Je sauvais aussi sa dernière victime, l’empêchant de se vider de son sang.
Je passais je ne sais pas combien de temps à patrouiller l’étage au pas de course. Je fus aligné par des adversaires qui descendaient de la route pour attaquer l’angle du bâtiment. Je crois que j’en tuais trois. Les autres furent abattus par les soldats de la RNC. Un seul entra à l’intérieur et y mourut.
La dernière image que je garde de la bataille est le vertiptère de la Légion fuyant l’appareil de la RNC en laissant une épaisse trainée de fumée dans son sillage.
Les papiers que j’ai ramenés à la NRC ont fait l’effet d’un bang supersonique. J’avais pris deux chemises cartonnées remplies de feuilles volantes. La première était étiquetée « Raids » et comptait une description des missions confiées aux équipes de razzia. Elles avaient pour tâche de continuer l’attaque des convois entre l’avant-poste de Mojave et Novac.
La seconde plus épaisse portait la mention « Mouvement de troupes ». Elle était bien plus importante, en fait on apprenait qu’à part une petite garnison, la plus grande partie des troupes présentes à Cottonwood Cove avaient été envoyées à Nelson. Les fiches signalaient aussi le passage de renforts par le bac. Les unités ne s’arrêtaient pas, elles prenaient la route au nord.
Grace au bug placé dans l’émetteur-récepteur de Cottonwood Cove, nous pouvions à présent entendre les messages avant et après décodages. Cela nous donnait une chance, en comparant avec les communications codées, de pouvoir trouver la clef. Outre cela, nous avons appris des choses sur les intentions immédiates de Caesar.
Les attaques au sud n’étaient que des diversions et la recrudescence des raids aussi. Par contre, Caesar envoyait des ordres pour lancer l’opération Phaéton. En écoutant, nous comprîmes qu’il s’agissait d’une attaque massive sur la centrale solaire d’Helios One…. La première phase était déjà en cours. Les troupes qu’il mobilisait étaient non seulement importantes en nombre mais aussi en matériel, puisque Caesar y affectait un de ses rares vertiptères.
Face à la menace, la NCR a lancé un appel général pour l’envoi de renforts. Je me suis retrouvée dans une jeep découverte à foncer vers le sud. Le trajet depuis Mac Carran a été fait en temps record. Pourtant, nous sommes arrivés après l’avant-garde ennemie. Un Pick-up modifié par l’adjonction de plaques d’acier et d’une mitrailleuse qui en faisait une sorte de blindé léger stationnait devant les portes. Il y avait des cadavres au sol, mais on entendait des coups de feu à l’intérieur.
Nous sommes entrés et avons pris à revers trois Légionnaires en tunique rouge et armure de football américain. Leur armement pitoyable : fusil de chasse, pistolets, lances et couteaux nous donna l’avantage.
La seconde chose à descendre la route fut bien plus terrifiante : un tank. Son canon commença à ouvrir le feu sur les véhicules garés devant Helios One. Je me précipitais vers une mitrailleuse lourde installée sur le rebord d’une fenêtre du premier. Je ne tirais pas tout de suite, mais je pouvais voir les tirs de riposte étincelait contre le blindage. Lorsqu’une roquette endommagea le blindage de la tourelle, le commandant pensa qu’il en avait assez. Il sortit par l’écoutille pour riposter grâce à la mitrailleuse en circulaire. Bien que je ne puisse pas voir l’effet de son attaque, je tirais à mon tour et je le vis s’effondrer. Le char d’assaut se remis en mouvement. La tourelle pivota et je vis que le canon se redressait…
Comprenant ce qui allait se passait je courrais le plus loin possible de la trajectoire de l’obus. La déflagration me secoua comme un molosse le ferait d’une poupée de chiffon et me recracha contre le mur me recouvrant de plâtres et de petits débris. Indemne malgré les oreilles douloureuses et des vertiges, je rampais sur les pieds et les mains. Des soldats de la NRC me secouèrent.
La lucidité me revint d’un seul coup. On se battait à l’intérieur du bâtiment. Je n’avais pas perdue mon P.M. et je me glissais à leur suite dans l’escalier de fer. On se retrouva dans un hall sur deux étages où tournaient des machines. En dessous de nous se trouvaient des Légionnaires. Nos tirs les couchèrent au sol. On se battait un peu partout. Je me précipitais sur les soldats au sol, pratiquait les premiers soins et les conduisait à l’abri sous une des tentes dressée au milieu des miroirs solaires.
Lorsque je retournais à mon poste, je pus voir un gros trou dans le mur là où je m’étais tenue. Par ici, je pouvais voir le char qui brûlait et les cadavres de Légionnaires qui l’entouraient. Je récupérais la mitrailleuse – intacte - et je repris ma veille. Deux vertiptères tournaient dans le ciel. L’un plongeait parfois pour nous tirer dessus, mais le second ouvrait alors le feu pour l’éloigner. On pouvait également entendre des bruits de combats furieux. Par instant, on pouvait voir des véhicules et des soldats des deux camps passé sur la route au-dessus de nous. Des balles et des explosions se succédaient.
Au bout de… je ne sais pas… vingt minutes de calme… des Légionnaires commencèrent à dévaler la pente. Je braquais la mitrailleuse et j’ouvris le feu. J’en fauchais peut-être trois, les autres furent tués par mes camarades. Mais la fusillade continuait de l’autre côté. J’arrachais la mitrailleuse et je courrais jusqu’à une fenêtre dominant l’angle du bâtiment. J’arrivais presque trop tard. Mes tirs ne tuèrent que les deux derniers soldats, les autres étaient entrés.
Je repris ma course en sens inverse pour gagner l’escalier qui menait au rez-de-chaussée. Evidemment, je passais devant mon poste et mes oreilles furent vrillées par des rafales rapides et un bruit de moteur. Un pick-up transformé en blindé léger tirait de sa mitrailleuse. Je ripostais avec la mienne. Les plaques étincelèrent sous le choc. Un pneu explosa. La voiture glissa de côté mais je continuais à l’asperger sans pitié. L’homme en tourelle s’effondra dans une gerbe de sang. Le passager ouvrit la porte et boula à son tour, stoppé dans son élan par mon arme. J’insistais et le véhicule explosa.
J’abandonnais sur place la mitrailleuse presque vide de balles et me précipitait dans l’escalier… se manqua d’être mon dernier mouvement. Un Légionnaire me tirait de dessus avec un PM. Les impacts apparurent dans le mur, la balustrade, les marches. Heureusement, l’homme avait tiré sans viser. Mon bras, ma main, régirent pas réflexe… Je l’alignais, je pressais la détente, il s’effondra. Les combats continuaient dans la grande salle des machines. Cependant, lorsque j’arrivais c’était presque terminé. Je descendis le dernier survivant abrité derrière un gros engin baroque. Je sauvais aussi sa dernière victime, l’empêchant de se vider de son sang.
Je passais je ne sais pas combien de temps à patrouiller l’étage au pas de course. Je fus aligné par des adversaires qui descendaient de la route pour attaquer l’angle du bâtiment. Je crois que j’en tuais trois. Les autres furent abattus par les soldats de la RNC. Un seul entra à l’intérieur et y mourut.
La dernière image que je garde de la bataille est le vertiptère de la Légion fuyant l’appareil de la RNC en laissant une épaisse trainée de fumée dans son sillage.