Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]
Posté : 11 févr. 2013, 17:49
Opération Battleaxe
Depuis la bataille de Pahrangat Valley, la poussée de la légion menaçait la région de Vegas. La RNC avait construit quelques bunkers au nord de la ville afin de protéger ce secteur. Mais n’importe quelle attaque blindée un tant soit peu décidé en serait venu à bout sans peine.
Je fus envoyée en renfort.
J’ai amené avec moi une mitrailleuse légère de 5,56mm et je me suis retranchée dans un bunker. J’étais à peine arrivée que je sortais mes jumelles, attirée par les tirs de traçantes qui entourait le blockhaus qui- d’après ma carte- s’appelait Fronteline Two. En écoutant les conversations à la radio, j’appris que les hommes de Caesar l’avaient capturé quelques heures plus tôt. La RNC s’était lancée en une attaque en pince pour le reprendre. Par instant, le tambour des batailles, le roulement des pièces d’artilleries, se faisait entendre. Comme de grands oiseaux de proies, les vertiptères des deux armées surgissaient par instant du ciel pour tomber sur un point ou un autre du front. Les tirs de roquettes au napalm ou de mitrailleuses embrassaient alors brièvement le Mojave. La fumée qui s’élevait des brasiers cachait le champ de bataille derrière de vastes écharpes de deuil.
Après une journée de bataille, la Légion nous avait forcés à abandonner la première ligne de défense. Cependant, la tranchée de la seconde ligne et ses blockhaus de sac de sable avaient bien résisté. Je regardais tout cela sans intervenir, car jamais les légionnaires ne s’approchèrent assez du bunker que j’occupais.
La nuit descendit pour envelopper le champ de bataille d’un silence oppressant entrecoupé d’échanges de tirs sporadiques.
Le second jour fut pour moi un enfer. Vers trois heures du matin, je reçu des ordres qui me positionnèrent sur l’autre flanc du dispositif. Là où avaient eu lieu les plus gros combats de la veille. L’assaut que la Légion lança faisait ressembler l’affrontement à une bagarre dans un jardin d’enfant. A l’aube, d’un seul, sans préparation d’artilleries et sans soutient de blindés, l’ennemi déferla des collines en une ruée furieuse.
Nos positions vacillèrent. Les bunkers férocement bombardé résistaient, mais sans des contre-attaques courageuses et des bombardements d’artillerie et de vertiptères, jamais nous n’aurions tenu la tranchée.
Au bout de plusieurs heures, l’assaut des Légionnaires s’essouffla. La RNC contre-attaqua, mais s’enlisa entre la première et la deuxième ligne. Ce fut à ce moment que la Légion envoya ses réserves pour une seconde vague. C’était l’horreur. Le carnage s’éternisa. Le sol était couvert de légionnaires mais d’autres arrivaient encore. Dix ou quinze succombaient en attaquant le bunker. Vingt ou trente survenaient. Des grappes humaines s’accrochaient aux fortifications, essayant d’arracher les barbelés à mains nues ou creusant le sable à la recherche des mines. Dans une sorte de frénésie fanatique, des centaines d’hommes se sacrifièrent. Mais cette charge suicide emporta les défenses autour de la casemate. A ce moment, la deuxième ligne (à part mon bunker) avait été emportée et l’unique blockhaus de la troisième ligne avait succombé. Cependant, la RNC avait encore des réserves et les employa en contre-attaque.
Une nouvelle fois, la Légion avait été rejetée sur la première ligne mais les combats qui s’y déroulaient restaient indécis. Des tanks s’étaient approchés et ouvraient le feu.
Vous imaginez ce que peut être une guerre des tranchées ? La charge contre une position défendue par des mitrailleuses ? Les rafales qui fauchent les hommes ? Pour ceux qui vécurent ce jour d’un côté comme de l’autre, ce fut l’enfer.
A ce moment, il était déjà évident que la Légion ne passerait pas. Mais quelques blindés avaient franchis la deuxième ligne et tournaient en rond entre les tranchées, tirant sur tout ce qui ressemblait à un objectif. Les canons anti-char les détruisirent l’un après l’autre. L’artillerie de la légion se livra a quelques tirs de représailles mais s’arrêta rapidement pour économiser ses munitions.
Au soir, le drapeau de la RNC flottait toujours sur les lignes de défense de Vegas.
Depuis la bataille de Pahrangat Valley, la poussée de la légion menaçait la région de Vegas. La RNC avait construit quelques bunkers au nord de la ville afin de protéger ce secteur. Mais n’importe quelle attaque blindée un tant soit peu décidé en serait venu à bout sans peine.
Je fus envoyée en renfort.
J’ai amené avec moi une mitrailleuse légère de 5,56mm et je me suis retranchée dans un bunker. J’étais à peine arrivée que je sortais mes jumelles, attirée par les tirs de traçantes qui entourait le blockhaus qui- d’après ma carte- s’appelait Fronteline Two. En écoutant les conversations à la radio, j’appris que les hommes de Caesar l’avaient capturé quelques heures plus tôt. La RNC s’était lancée en une attaque en pince pour le reprendre. Par instant, le tambour des batailles, le roulement des pièces d’artilleries, se faisait entendre. Comme de grands oiseaux de proies, les vertiptères des deux armées surgissaient par instant du ciel pour tomber sur un point ou un autre du front. Les tirs de roquettes au napalm ou de mitrailleuses embrassaient alors brièvement le Mojave. La fumée qui s’élevait des brasiers cachait le champ de bataille derrière de vastes écharpes de deuil.
Après une journée de bataille, la Légion nous avait forcés à abandonner la première ligne de défense. Cependant, la tranchée de la seconde ligne et ses blockhaus de sac de sable avaient bien résisté. Je regardais tout cela sans intervenir, car jamais les légionnaires ne s’approchèrent assez du bunker que j’occupais.
La nuit descendit pour envelopper le champ de bataille d’un silence oppressant entrecoupé d’échanges de tirs sporadiques.
Le second jour fut pour moi un enfer. Vers trois heures du matin, je reçu des ordres qui me positionnèrent sur l’autre flanc du dispositif. Là où avaient eu lieu les plus gros combats de la veille. L’assaut que la Légion lança faisait ressembler l’affrontement à une bagarre dans un jardin d’enfant. A l’aube, d’un seul, sans préparation d’artilleries et sans soutient de blindés, l’ennemi déferla des collines en une ruée furieuse.
Nos positions vacillèrent. Les bunkers férocement bombardé résistaient, mais sans des contre-attaques courageuses et des bombardements d’artillerie et de vertiptères, jamais nous n’aurions tenu la tranchée.
Au bout de plusieurs heures, l’assaut des Légionnaires s’essouffla. La RNC contre-attaqua, mais s’enlisa entre la première et la deuxième ligne. Ce fut à ce moment que la Légion envoya ses réserves pour une seconde vague. C’était l’horreur. Le carnage s’éternisa. Le sol était couvert de légionnaires mais d’autres arrivaient encore. Dix ou quinze succombaient en attaquant le bunker. Vingt ou trente survenaient. Des grappes humaines s’accrochaient aux fortifications, essayant d’arracher les barbelés à mains nues ou creusant le sable à la recherche des mines. Dans une sorte de frénésie fanatique, des centaines d’hommes se sacrifièrent. Mais cette charge suicide emporta les défenses autour de la casemate. A ce moment, la deuxième ligne (à part mon bunker) avait été emportée et l’unique blockhaus de la troisième ligne avait succombé. Cependant, la RNC avait encore des réserves et les employa en contre-attaque.
Une nouvelle fois, la Légion avait été rejetée sur la première ligne mais les combats qui s’y déroulaient restaient indécis. Des tanks s’étaient approchés et ouvraient le feu.
Vous imaginez ce que peut être une guerre des tranchées ? La charge contre une position défendue par des mitrailleuses ? Les rafales qui fauchent les hommes ? Pour ceux qui vécurent ce jour d’un côté comme de l’autre, ce fut l’enfer.
A ce moment, il était déjà évident que la Légion ne passerait pas. Mais quelques blindés avaient franchis la deuxième ligne et tournaient en rond entre les tranchées, tirant sur tout ce qui ressemblait à un objectif. Les canons anti-char les détruisirent l’un après l’autre. L’artillerie de la légion se livra a quelques tirs de représailles mais s’arrêta rapidement pour économiser ses munitions.
Au soir, le drapeau de la RNC flottait toujours sur les lignes de défense de Vegas.


