Nouvelle sur New Vegas [spoil]
Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]
Freeside (2)
Je suis ensuite rentrée à Freeside. Chemin faisant, j’ai décidé de ne pas attaquer les van Graff. Il y a une énorme différence entre tuer des Toxs qui vous tirent dessus et entrer chez quelqu’un qui ne vous a rien fait et le tuer. Dans les pays civilisés on appelle ça « meurtre avec préméditation ».
De toute façon, je suis à Freeside et je vais en profiter pour mener mon enquête. Le King et le docteur Farkas m’ont tout deux demandé de leur rendre quelques services. Je suis partie à la recherche des immigrés californiens, pour tirer au clair l’histoire des militaires en civil. Toutefois, en fouillant les bas fonds de Freeside, je suis tombée sur un toxico du nom de Jacobs Hoff, un chimiste de talent qui vit maintenant à la rue, vêtus de hardes… quel déchéance ! Julie Farkas m’avait demandé de le faire décrocher car ils avaient besoin de lui pour fabriquer des médicaments… en particulier (ironie du sort) du fixer, le médicament qui sert à sevrer les drogués.

Freeside
Jacobs Hoff m’a parlé de son dealer, Dixon. Je l’ai trouvé et… tout est lié. En fait, je suis retombée sur l’affaire des immigrés californiens. Lorsque j’ai accusé le marchant de poison de vouloir intoxiquer son client, il a rit. C’est réellement ce qu’il voulait… Dixon est un natif, Hoff un immigré et le dealer « adore voir crever les squatter ». Mais cela m’a aussi donné une idée pour le faire arrêter. Je l’ai menacé de raconter à tous les natifs que c’est la RNC qui lui fournissait sa dope à bas prix parce que cela gardait la population sage et l’empêchait de se révolter. Il a blanchi de peur… répandre de telles rumeurs lui vaudrait un lynchage en règle. Le trafic de drogues et d’armes est légal à Freeside… mais il n’y a pas non plus de police pour prévenir les assassinats.
Il m’a suffit ensuite de créer un médicament de sevrage. Le fixer ne suffit pas dans un cas aussi grave. Mais en le mélangeant à du buffout et deux trois autres trucs… sa désintoxication a réussi.
Je suis ensuite repartie à la recherche de Bill Ronte. Cet ingénieur à réparé la pompe qui alimente en eau cette partie de l’ancienne Vegas. A l’époque cela avait permis aux habitants de Freeside d’avoir de l’eau non polluée et gratuite (la pompe ayant son propre système de purification). Seulement, depuis les Immigrés se sont installés et le King a décidé de faire payer l’eau… et la faire payer deux fois plus cher au Californien en riposte de la nourriture gratuite distribués aux ressortissants de la RNC et pas aux locaux. Bill Ronte a sombré dans l’alcool à la suite de cet échec…
Je m’attendais à devoir faire face à un problème compliqué, un sevrage difficile… comme Jacob Hoff. En fait j’ai dit « Julie Farkas a besoin de vous »… Il s’est levé et à couru au fort Mormon. Je suis restée les bras ballants… « Julie Farkas » semble être un mot magique chez certaines personnes…
Je suis ensuite retournée vois la docteur Farkas en question et on a longuement parlé de Freeside. Je n’ai rien appris de neuf sur le fond de la situation, mais beaucoup sur les fonctionnements des rouages de Freeside.

Julie Farkas
Les Kings sont un gang qui a été très utile pour Freeside. Au début, ils ont même fait beaucoup pour sa naissance. C’est monsieur House le dirigeant en titre de Freeside. Les deux quartiers sont des partis de sa cité-état. Mais la seule chose que n’ai jamais fait House a été d’offrir cette partie de la ville aux tribus trop faibles pour l’aider à bâtir le Strip. Lorsque l’Ecole des sosies d’Elvis a été découverte… celui qui allait devenir le King a été fasciné et il a regroupé autour de lui « les plus cools des cools cats ». Il y avait des stocks de vêtements, assez de gomina pour trois siècles. Le King a œuvré pour rendre leur fierté aux habitants de Freeside. Et puis les réfugiés de la RNC ont débarqué… l’hostilité a été immédiate. Les Kings avaient aidé les locaux… et soudain tous leurs efforts d’indépendance, toute leur fierté était remise en question par un groupe extérieur qui menaçait de détruire leur identité péniblement construite. Depuis les choses se sont envenimés. La plupart des commerces sont tenus par des fratries de barjots, " Une spécialité locale"(Farkas dixit). Ils prospèrent sur la misère et les haines qui façonnent Freeside et mettent de l’huile sur le feu pour gagner plus d’argent… Les plus dangereux sont les van Graf. Leurs armes à énergie sont utiles, mais ce sont des psychopathes qui tuent pour rien.
Je suis ensuite allée dans un squat de la RNC. L’homme a qui j’ai parlé a été très méfiant lorsque j’ai prétendue être réfugiée Californienne… il avait bien sûr raison. Il a trouvé très futé de me poser des questions pièges, mais son pays d’origine m’intéresse beaucoup et je me suis longuement renseignée. Je suis une bonne journaliste et la curiosité est la première des qualités dans ce métier.
Il m’a envoyé au major Elizabeth Kienan. Encore une femme très sympathique ! Je l’ai habilement questionnée, et j’a appris qu’en fait la RNC voulait au départ nourrir tous les pauvres de Freeside, locaux et Californiens. Toutefois, l’émissaire envoyé pour rencontrer le King a été passé à tabac. La mission d’aide est devenue discrète, secrète même, et réservée aux seuls Californiens.
La nuit était bien avancée et je suis allé dormir dans une ruine. Au matin, je suis retournée rendre visite au King… à peine arrivée dans le bar, Pacer (le lieutenant du King) m’a arrêté. En substance, il m’a dit de ne pas embêter son chef avec cette histoire d’émissaire… que c’était un mensonge, qu’il n’avait jamais existé, ou que c’était un espion. Bref, j’ai eu l’impression d’un seul coup que Pacer en savait beaucoup sur cette histoire, plus que le King ! Et qu’il voulait que ça reste ainsi. Une bonne raison de plus de tout déballer à l’intéressé.
Gagné !
Le King est tombé des nues. Alors que je lui narrais toute l’histoire, un de ses hommes nous a interrompus pour raconter que Pacer avait attaqué le bâtiment utilisé comme dépôt de vivre et gardé par les soldats de la RNC en civil. « Tout ça est un monumental malentendu ». Le King m’a alors regardé : « il faut que vous alliez mettre fin aux combats. Seule vous le pouvez. J’ai réussi, mais trois hommes du King sont morts.

Le King (et Rex, jouant à l'acrobate)
J’ai ensuite longuement parlé avec le King. Sa philosophie est « tirer le meilleur parti de la situation la pire possible ». J’ai oublié de dire que le King a un animal familier, un chien cybord du nom de Rex. Il me l’a confié pour que je trouve quelqu’un qui puisse le soigner. J’ai renvoyé ED-E à Primm car mon pipboy ne peut gérer qu’une liaison avec un robot/cyborg. Le docteur Farkas m’a donné l’adresse d’un spécialiste de la cybernétique canine vivant à Jacobstown, loin au Nord-ouest.
Je suis ensuite rentrée à Freeside. Chemin faisant, j’ai décidé de ne pas attaquer les van Graff. Il y a une énorme différence entre tuer des Toxs qui vous tirent dessus et entrer chez quelqu’un qui ne vous a rien fait et le tuer. Dans les pays civilisés on appelle ça « meurtre avec préméditation ».
De toute façon, je suis à Freeside et je vais en profiter pour mener mon enquête. Le King et le docteur Farkas m’ont tout deux demandé de leur rendre quelques services. Je suis partie à la recherche des immigrés californiens, pour tirer au clair l’histoire des militaires en civil. Toutefois, en fouillant les bas fonds de Freeside, je suis tombée sur un toxico du nom de Jacobs Hoff, un chimiste de talent qui vit maintenant à la rue, vêtus de hardes… quel déchéance ! Julie Farkas m’avait demandé de le faire décrocher car ils avaient besoin de lui pour fabriquer des médicaments… en particulier (ironie du sort) du fixer, le médicament qui sert à sevrer les drogués.
Freeside
Jacobs Hoff m’a parlé de son dealer, Dixon. Je l’ai trouvé et… tout est lié. En fait, je suis retombée sur l’affaire des immigrés californiens. Lorsque j’ai accusé le marchant de poison de vouloir intoxiquer son client, il a rit. C’est réellement ce qu’il voulait… Dixon est un natif, Hoff un immigré et le dealer « adore voir crever les squatter ». Mais cela m’a aussi donné une idée pour le faire arrêter. Je l’ai menacé de raconter à tous les natifs que c’est la RNC qui lui fournissait sa dope à bas prix parce que cela gardait la population sage et l’empêchait de se révolter. Il a blanchi de peur… répandre de telles rumeurs lui vaudrait un lynchage en règle. Le trafic de drogues et d’armes est légal à Freeside… mais il n’y a pas non plus de police pour prévenir les assassinats.
Il m’a suffit ensuite de créer un médicament de sevrage. Le fixer ne suffit pas dans un cas aussi grave. Mais en le mélangeant à du buffout et deux trois autres trucs… sa désintoxication a réussi.
Je suis ensuite repartie à la recherche de Bill Ronte. Cet ingénieur à réparé la pompe qui alimente en eau cette partie de l’ancienne Vegas. A l’époque cela avait permis aux habitants de Freeside d’avoir de l’eau non polluée et gratuite (la pompe ayant son propre système de purification). Seulement, depuis les Immigrés se sont installés et le King a décidé de faire payer l’eau… et la faire payer deux fois plus cher au Californien en riposte de la nourriture gratuite distribués aux ressortissants de la RNC et pas aux locaux. Bill Ronte a sombré dans l’alcool à la suite de cet échec…
Je m’attendais à devoir faire face à un problème compliqué, un sevrage difficile… comme Jacob Hoff. En fait j’ai dit « Julie Farkas a besoin de vous »… Il s’est levé et à couru au fort Mormon. Je suis restée les bras ballants… « Julie Farkas » semble être un mot magique chez certaines personnes…
Je suis ensuite retournée vois la docteur Farkas en question et on a longuement parlé de Freeside. Je n’ai rien appris de neuf sur le fond de la situation, mais beaucoup sur les fonctionnements des rouages de Freeside.
Julie Farkas
Les Kings sont un gang qui a été très utile pour Freeside. Au début, ils ont même fait beaucoup pour sa naissance. C’est monsieur House le dirigeant en titre de Freeside. Les deux quartiers sont des partis de sa cité-état. Mais la seule chose que n’ai jamais fait House a été d’offrir cette partie de la ville aux tribus trop faibles pour l’aider à bâtir le Strip. Lorsque l’Ecole des sosies d’Elvis a été découverte… celui qui allait devenir le King a été fasciné et il a regroupé autour de lui « les plus cools des cools cats ». Il y avait des stocks de vêtements, assez de gomina pour trois siècles. Le King a œuvré pour rendre leur fierté aux habitants de Freeside. Et puis les réfugiés de la RNC ont débarqué… l’hostilité a été immédiate. Les Kings avaient aidé les locaux… et soudain tous leurs efforts d’indépendance, toute leur fierté était remise en question par un groupe extérieur qui menaçait de détruire leur identité péniblement construite. Depuis les choses se sont envenimés. La plupart des commerces sont tenus par des fratries de barjots, " Une spécialité locale"(Farkas dixit). Ils prospèrent sur la misère et les haines qui façonnent Freeside et mettent de l’huile sur le feu pour gagner plus d’argent… Les plus dangereux sont les van Graf. Leurs armes à énergie sont utiles, mais ce sont des psychopathes qui tuent pour rien.
Je suis ensuite allée dans un squat de la RNC. L’homme a qui j’ai parlé a été très méfiant lorsque j’ai prétendue être réfugiée Californienne… il avait bien sûr raison. Il a trouvé très futé de me poser des questions pièges, mais son pays d’origine m’intéresse beaucoup et je me suis longuement renseignée. Je suis une bonne journaliste et la curiosité est la première des qualités dans ce métier.
Il m’a envoyé au major Elizabeth Kienan. Encore une femme très sympathique ! Je l’ai habilement questionnée, et j’a appris qu’en fait la RNC voulait au départ nourrir tous les pauvres de Freeside, locaux et Californiens. Toutefois, l’émissaire envoyé pour rencontrer le King a été passé à tabac. La mission d’aide est devenue discrète, secrète même, et réservée aux seuls Californiens.
La nuit était bien avancée et je suis allé dormir dans une ruine. Au matin, je suis retournée rendre visite au King… à peine arrivée dans le bar, Pacer (le lieutenant du King) m’a arrêté. En substance, il m’a dit de ne pas embêter son chef avec cette histoire d’émissaire… que c’était un mensonge, qu’il n’avait jamais existé, ou que c’était un espion. Bref, j’ai eu l’impression d’un seul coup que Pacer en savait beaucoup sur cette histoire, plus que le King ! Et qu’il voulait que ça reste ainsi. Une bonne raison de plus de tout déballer à l’intéressé.
Gagné !
Le King est tombé des nues. Alors que je lui narrais toute l’histoire, un de ses hommes nous a interrompus pour raconter que Pacer avait attaqué le bâtiment utilisé comme dépôt de vivre et gardé par les soldats de la RNC en civil. « Tout ça est un monumental malentendu ». Le King m’a alors regardé : « il faut que vous alliez mettre fin aux combats. Seule vous le pouvez. J’ai réussi, mais trois hommes du King sont morts.
Le King (et Rex, jouant à l'acrobate)
J’ai ensuite longuement parlé avec le King. Sa philosophie est « tirer le meilleur parti de la situation la pire possible ». J’ai oublié de dire que le King a un animal familier, un chien cybord du nom de Rex. Il me l’a confié pour que je trouve quelqu’un qui puisse le soigner. J’ai renvoyé ED-E à Primm car mon pipboy ne peut gérer qu’une liaison avec un robot/cyborg. Le docteur Farkas m’a donné l’adresse d’un spécialiste de la cybernétique canine vivant à Jacobstown, loin au Nord-ouest.
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]
Jacobstown (1)
J’ai découvert un endroit étrange en me rendant à Jacobstown. Au milieu de ces hautes collines arides qui surplombent le désert du Mojave… une vallée luxuriante, tropicale. Et là j’ai vu, tordues par d’énormes racines, la porte de l’abri 22. Vu le panneau d’avertissement à l’entrée de la vallée et les mantes-religieuses (de la taille d’un gros chat) qui nous ont attaqué, j’ai préféré laisser ma curiosité de côté.

Une vallée luxuriante... et mortelle.
Juste après, Veronica, Rex et moi sommes tombés sur des Cazador. Après une échauffourée contre ces papillons géants et venimeux, ma réserve de stimpacks a fondu. J’ai fait demi-tour pour essayer de passer par un autre chemin. J’ai trouvé comme ça l’usine Sunset Sassaparilla, une boisson très populaire avant la Grande Guerre et que l’on trouve encore en grande quantité.
Il y a plein de gens dans le Mojave qui se battent pour trouver certaines capsules (marquée d’une étoile) de cette boisson. Juste avant la guerre la marque avait fait un concours… et il y avait un gros lot. Pour l’obtenir, il fallait le maximum de ces capsules étoilées. Depuis les gens se sont mis à rêver d’une sorte de trésor. Comme beaucoup de monde, j’ai collectionné les capsules étoilées. En entrant dans l’usine j’ai découvert un automate du nom de Festus. C’est à lui qu’il faut donner les capsulées étoilées, moi je n’en avais pas assez pour rien recevoir. Toutefois, j’ai fouillé l’usine (et neutralisé quelques protectrons de surveillance) pour accéder aux ordinateurs et en apprendre plus. Malheureusement, j’ai rien d’un serrurier professionnel et les portes fermées le sont restées… dommage. J’ai cependant déverrouillé un programme et appris que la récompense avec quelque chose à voir avec les cow-boys… Autant dire que je suis repartie les mains vides et assez frustrée.
A nouveau à errer, morte de soif et écrasée de chaleur sous un soleil de plomb, je débouche à proximité d’une vieille route à l’asphalte craquelée. Ils nous tombent dessus d’un seul coup… à peine le temps de dégainer je me trouve nez à trompe face à un cazador aux ailes rouge. Le papillon cherche à me piquer. J’ouvre le feu… mes balles (une rafale entière de fusil d’assaut) lui font exploser la tête. Rex c’est jeté sur le second… Il le tue mais il a été piqué. Il faut cinq stimpaks pour sauver Rex !
Ensuite en zigzagant, nous avons quitté le désert pour grimper dans les montagnes. Et… des arbres ! De l’herbe verte ! De VRAIS arbres pas ces choses desséchées… Les montagnes sont le premier endroit viable que je découvre depuis que je suis arrivée dans la région de New Vegas. J’ai quitté la route, éblouis par le spectacle et je suis tombée sur un camp de ranger. Ils m’ont appris qu’il y avait un camp de Grand Khan à red Rock Canyon et qu’ils étaient chargés de le surveiller. D’ailleurs ils étaient ennuyés car un groupe avait quitté leur camp de base pour disparaître Dieu sait où…
J’ai continué à folâtrer et je regrette encore amèrement à l’heure où j’enregistre ce disque. Devant ce paysage vivant, j’ai complètement oublié le danger. Et nous sommes tombé sur le plus gros groupe de cazador que je n’ai jamais vu. J’ai été empoisonnée et j’ai failli mourir. J’ai reçu aussi une terrible blessure à la tête… je me suis mis à voir tour à tour en noir et blanc… ou très flous… et il y avait… tout tournait. Je me suis soignée avec des stimpacks, une trousse de premiers soins et de l’hydra, un régénérateur de tissu.
Alors que je cherchais à retrouver la route (en espérant qu’elle était plus sûre que la forêt) nous sommes tombés sur quatre cazadors de plus. Cette fois c’est Veronica qui a failli mourir. En deux jours, les deux tiers de notre réserve de stimpacks a disparue.
Surprise, Jacobstown c’est révélée être une communauté de… supermutants et de nocturnes. Heureusement, ils sont pacifiques ! J’avoue cependant avoir eu un drôle de choc… Julie Farkas aurait mieux fait de me prévenir, j’avoue avoir eu un moment de panique en voyant les énormes mutants verts qui gardaient la porte.

La ville de Jacobstown
Le maire est Marcus, un super-mutant qui a été créé il y a au moins quatre-vingt ans puisqu’il a vu la naissance de la RNC. J’ai discuté avec lui et c’était très intéressant. Bizarrement, je me suis plus fait à son aspect physique qu’au bruit de forge qu’il produit lorsqu’il respire. Lorsque je me cachais dans les ruines de Washington, ce bruit me couvrait de sueur glacée et c’est un de mes pires souvenirs. Le simple fait d’entendre la respiration d’un super-mutant et mon cœur se met à battre la chamade…
Je trouve ce réflexe d’autant plus détestable que Marcus est par lui-même un homme (je tiens à ce terme, homme dans le sens d’humain) agréable et intelligent, visiblement éduqué. Il a une voix de basse à la fois très profonde et douce. Il parle sans élever la voix, presque dans un murmure… enfin un murmure de super-mutant, ce qui équivaut au timbre normal d’un humain ordinaire.
Notre conversation a surtout tourné sur l’histoire de la RNC. Pour lui, elle a été globalement positive. Mais elle a maltraité les super-mutants, qui ne l’aiment guère à présent. La Californie s’empare des terres et des richesses, mais pire elle intègre de force les populations et s’efforce de les couler dans son moule. Selon, Marcus la RNC est trop arrogante, elle va trop vite et c’est comme ça que naissent les révolutions. Je ne peux qu’approuver, après tout c’est la RNC qui a créé Caesar !
Après cette discussion, j’ai rencontré le docteur Henry. Il m’a dit que pour soigner Rex, il fallait que je lui trouve un nouveau cerveau canin. Le gel biomédical dans lequel l’encéphale est plongé ralentit le vieillissement des cellules du cerveau, il ne l’empêche pas. Rex est juste trop vieux…
M’étonnant tout de même de voir un laboratoire ultramoderne et un humain (avec une assistante goule) dans cette ville de super-mutant. Je lui ai demandé quel étaient ses travaux. Le docteur Henry cherche à soigner les Nocturnes de leur schizophrénie. Selon lui, elle viendrait de leur addiction aux steathboys. J’ai décidé de l’aider et il m’a confié la recherche de la source de la mutation des crocs… des prédateurs invisibles. Le docteur Henry doute qu’elle soit naturelle car le champ furtif est exactement similaire à celui des stealthboys.
J’ai découvert un endroit étrange en me rendant à Jacobstown. Au milieu de ces hautes collines arides qui surplombent le désert du Mojave… une vallée luxuriante, tropicale. Et là j’ai vu, tordues par d’énormes racines, la porte de l’abri 22. Vu le panneau d’avertissement à l’entrée de la vallée et les mantes-religieuses (de la taille d’un gros chat) qui nous ont attaqué, j’ai préféré laisser ma curiosité de côté.
Une vallée luxuriante... et mortelle.
Juste après, Veronica, Rex et moi sommes tombés sur des Cazador. Après une échauffourée contre ces papillons géants et venimeux, ma réserve de stimpacks a fondu. J’ai fait demi-tour pour essayer de passer par un autre chemin. J’ai trouvé comme ça l’usine Sunset Sassaparilla, une boisson très populaire avant la Grande Guerre et que l’on trouve encore en grande quantité.
Il y a plein de gens dans le Mojave qui se battent pour trouver certaines capsules (marquée d’une étoile) de cette boisson. Juste avant la guerre la marque avait fait un concours… et il y avait un gros lot. Pour l’obtenir, il fallait le maximum de ces capsules étoilées. Depuis les gens se sont mis à rêver d’une sorte de trésor. Comme beaucoup de monde, j’ai collectionné les capsules étoilées. En entrant dans l’usine j’ai découvert un automate du nom de Festus. C’est à lui qu’il faut donner les capsulées étoilées, moi je n’en avais pas assez pour rien recevoir. Toutefois, j’ai fouillé l’usine (et neutralisé quelques protectrons de surveillance) pour accéder aux ordinateurs et en apprendre plus. Malheureusement, j’ai rien d’un serrurier professionnel et les portes fermées le sont restées… dommage. J’ai cependant déverrouillé un programme et appris que la récompense avec quelque chose à voir avec les cow-boys… Autant dire que je suis repartie les mains vides et assez frustrée.
A nouveau à errer, morte de soif et écrasée de chaleur sous un soleil de plomb, je débouche à proximité d’une vieille route à l’asphalte craquelée. Ils nous tombent dessus d’un seul coup… à peine le temps de dégainer je me trouve nez à trompe face à un cazador aux ailes rouge. Le papillon cherche à me piquer. J’ouvre le feu… mes balles (une rafale entière de fusil d’assaut) lui font exploser la tête. Rex c’est jeté sur le second… Il le tue mais il a été piqué. Il faut cinq stimpaks pour sauver Rex !
Ensuite en zigzagant, nous avons quitté le désert pour grimper dans les montagnes. Et… des arbres ! De l’herbe verte ! De VRAIS arbres pas ces choses desséchées… Les montagnes sont le premier endroit viable que je découvre depuis que je suis arrivée dans la région de New Vegas. J’ai quitté la route, éblouis par le spectacle et je suis tombée sur un camp de ranger. Ils m’ont appris qu’il y avait un camp de Grand Khan à red Rock Canyon et qu’ils étaient chargés de le surveiller. D’ailleurs ils étaient ennuyés car un groupe avait quitté leur camp de base pour disparaître Dieu sait où…
J’ai continué à folâtrer et je regrette encore amèrement à l’heure où j’enregistre ce disque. Devant ce paysage vivant, j’ai complètement oublié le danger. Et nous sommes tombé sur le plus gros groupe de cazador que je n’ai jamais vu. J’ai été empoisonnée et j’ai failli mourir. J’ai reçu aussi une terrible blessure à la tête… je me suis mis à voir tour à tour en noir et blanc… ou très flous… et il y avait… tout tournait. Je me suis soignée avec des stimpacks, une trousse de premiers soins et de l’hydra, un régénérateur de tissu.
Alors que je cherchais à retrouver la route (en espérant qu’elle était plus sûre que la forêt) nous sommes tombés sur quatre cazadors de plus. Cette fois c’est Veronica qui a failli mourir. En deux jours, les deux tiers de notre réserve de stimpacks a disparue.
Surprise, Jacobstown c’est révélée être une communauté de… supermutants et de nocturnes. Heureusement, ils sont pacifiques ! J’avoue cependant avoir eu un drôle de choc… Julie Farkas aurait mieux fait de me prévenir, j’avoue avoir eu un moment de panique en voyant les énormes mutants verts qui gardaient la porte.
La ville de Jacobstown
Le maire est Marcus, un super-mutant qui a été créé il y a au moins quatre-vingt ans puisqu’il a vu la naissance de la RNC. J’ai discuté avec lui et c’était très intéressant. Bizarrement, je me suis plus fait à son aspect physique qu’au bruit de forge qu’il produit lorsqu’il respire. Lorsque je me cachais dans les ruines de Washington, ce bruit me couvrait de sueur glacée et c’est un de mes pires souvenirs. Le simple fait d’entendre la respiration d’un super-mutant et mon cœur se met à battre la chamade…
Je trouve ce réflexe d’autant plus détestable que Marcus est par lui-même un homme (je tiens à ce terme, homme dans le sens d’humain) agréable et intelligent, visiblement éduqué. Il a une voix de basse à la fois très profonde et douce. Il parle sans élever la voix, presque dans un murmure… enfin un murmure de super-mutant, ce qui équivaut au timbre normal d’un humain ordinaire.
Notre conversation a surtout tourné sur l’histoire de la RNC. Pour lui, elle a été globalement positive. Mais elle a maltraité les super-mutants, qui ne l’aiment guère à présent. La Californie s’empare des terres et des richesses, mais pire elle intègre de force les populations et s’efforce de les couler dans son moule. Selon, Marcus la RNC est trop arrogante, elle va trop vite et c’est comme ça que naissent les révolutions. Je ne peux qu’approuver, après tout c’est la RNC qui a créé Caesar !
Après cette discussion, j’ai rencontré le docteur Henry. Il m’a dit que pour soigner Rex, il fallait que je lui trouve un nouveau cerveau canin. Le gel biomédical dans lequel l’encéphale est plongé ralentit le vieillissement des cellules du cerveau, il ne l’empêche pas. Rex est juste trop vieux…
M’étonnant tout de même de voir un laboratoire ultramoderne et un humain (avec une assistante goule) dans cette ville de super-mutant. Je lui ai demandé quel étaient ses travaux. Le docteur Henry cherche à soigner les Nocturnes de leur schizophrénie. Selon lui, elle viendrait de leur addiction aux steathboys. J’ai décidé de l’aider et il m’a confié la recherche de la source de la mutation des crocs… des prédateurs invisibles. Le docteur Henry doute qu’elle soit naturelle car le champ furtif est exactement similaire à celui des stealthboys.
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]
Il à l'air sympathique ce Marcus 
Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]
Oui, le personnage est un clin d'oeil à Fallout 2 (je crois) car c'est un des compagnons que l'on peut recruter dans ce jeu.
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]
Dommage que dans cet univers-là ils ne connaissent pas la magie. Les sorts de soin auraient été utiles.

Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]
Jacobstown (2)
Marcus m’a rattrapée alors que je sortais de la ville. Des mercenaires humains ont attaqués à plusieurs reprises la ville, tirant dans les murs et abattant des bovins. Jusqu’à présent, Marcus a réussi à empêcher les Super-mutants de riposter, mais ils sont à bout. Etant humaine, le maire souhaite que j’aille traiter avec les humains pour obtenir qu’il s’en aille. Il ne veut surtout pas de violence car il pense que les hommes ont été envoyés par un groupe important, peut-être la RNC pour provoquer un incident qui leur donnera une raison d’attaquer Jacobstown.
Marcus m’avait suggéré de leur offrir de l’argent. Pourquoi gâcher des capsules ? Je suis allé vers leur chef, un certain Morton, et je leur ai demandé de rentrer… ils ont immédiatement obtempérés. C’est vrai que j’avais précisé à Morton que je m’occuperais personnellement de lui faire avoir plus de problèmes qu’il n’avait jamais imaginé en avoir s’il restait une minute de plus dans la région. Il m’a regardé (en armure de combat, armée d’un fusil à plasma), à regardé Rex qui grognait, à regardé Veronica, en armure énergétique ouvrant et fermant son poing automatique… Morton a eu un sourire crispé : « Je sais quand je suis dépassée en puissance de feu… «
A la prochaine réunion diplomatique j’amènerais aussi un fusil à plasma. L’idée de terminée en petit tas de gélatine verdâtre par la rupture des liens moléculaires fait beaucoup pour la compréhension entre les hommes…

Marcus
Je suis ensuite allée dans la grotte des crocs… difficile d’affronter des canidés mutants entourés d’un champ furtif…encore que « canidé » ? Une fois mort le champ d’invisibilité se dissipe. On peu alors constater qu’ils ressemblent plutôt à des sauriens ayant l’apparence générale des chiens (co-évolution ?). La fonction crée l’objet, vu qu’ils ont les mêmes proies que les loups, ont la même organisation sociale et donc occupent la même niche écologique, il est logique que l’évolution leur donne la même apparence générale. Cependant, il y a des différences. Ils ont le dos couverts d’écailles et pondent des oeufs… ils ont une tête qui m’évoque un souvenir lointain… j’ai vu quelque chose de ce genre dans un film d’avant guerre… mais je n’arrive pas à me rappeler quoi. Peut-être une gueule de poisson carnassier… Ah, je sais, ils ont une tête d’un poisson des grandes profondeurs, ceux que l’on trouvait sur les dorsales océaniques. Vraiment un truc rébarbatif, avec plein de dents pointues… il méritent bien leur nom de « crocs ». Cependant, c’est l’origine de leur mutation qui m’a le plus surpris. Ils ont tués un nocturne et mâché son Stealthboy… c’est du délire comment une espèce a pu muter en quoi… une génération ? Les parents mâchent un appareil qui génère un champ furtif et les enfants naissent dotés de capacités furtives. C’est du délire ? Les bactéries peuvent muter d’une génération à l’autre, mais même la mouche drosophile ne se voit modifier par un changement en laboratoire qu’après plusieurs cycles de descendances, au moins une dizaine.
Le docteur Henry a été aussi surpris que moi, mais pour lui les recherches sur les crocs sont un cul de sac. Si leur pouvoir furtif vient d’un steathboy, impossible de les utiliser pour créer un champ d’invisibilité qui n’affecte pas les cerveaux des nocturnes.
Nous sommes donc passés à l’étude du steathboy MK II, l’objet n’a jamais dépassé le stade du prototype car des expériences ont montré que le champ furtif du mark II était plus dangereux pour le cerveau. Cependant, le champ furtif dure plus longtemps sur cet appareil car il consomme moins d’énergie. Une histoire de modulation. On a fait une batterie de tests sur le stealthboy MK II. L’idée était que si le mark II est plus dangereux, on pourrait repérer plus facilement les zones du cerveau qu’il altère… Nous avons confié l’engin à une nocturne volontaire, choisie pour son caractère inoffensif. Il nous fallait ensuite faire des mesures de son activité cérébrale. Mais une fois le champ furtif enclenché on n’a plus rien capté et ça c’est impossible. Le stealthboy est en champ qui camoufle l’individu derrière un effet caméléon (on n’est pas « invisible » même si j’utilise ce terme par paresse). Alors pourquoi on ne capte rien ?
La question restera en suspens car Keene le chef des nocturnes a interrompu les recherches. Il voulait le mark II pour pouvoir copier ses caractéristiques sur les autres appareils. Vous imaginez ce qui se serait passé si des nocturnes dotés d’un appareil qui les rend encore plus fou que le stealthboys MK I s’étaient répandus dans le Mojave ? J’ai essayé de discuter, mais un mur de brique aurait fait montre de plus d’esprit de dialogue. Lorsque Keene et ses séides ont voulu utiliser la force, j’ai tiré.
Les conséquences sont catastrophiques pour la poursuite des investigations. Le MK II a été démonté pour éviter de tenter d’autres nocturnes. Avec la mort de Keene, il est devenu pratiquement impossible d’attirer d’autres nocturnes à Jacobstown et même difficile de garder ceux qui restent. Sans ces recherches, les nocturnes ont deux choix. Soit se passer de steathboys, or ils souffrent énormément du regard des autres. Soit les utiliser, ce qui les expose à un risque de schizophrénie élevé. Comme dit Marcus : « Vous parlez d’un choix ! »
Lorsque je repense à tout ça, je ne peux que me flageller pour mon échec magistral. Marcus m’a un peu consolée en me disant que cela aurait été pire si je n’avais pas arrêté Keene. Dans sa soif de steathboys, les nocturnes auraient ravagé la région. Et comme les humains ne font aucune différence entre un groupe de mutant et un autre, ils auraient sans doute exercé des représailles contre la population de Jacobstown. « Cela aurait pu être pire » est un argument qu’il est toujours difficile de contrer, et là je n’ai pas essayé, mon moral était déjà assez bas.
Marcus m’a rattrapée alors que je sortais de la ville. Des mercenaires humains ont attaqués à plusieurs reprises la ville, tirant dans les murs et abattant des bovins. Jusqu’à présent, Marcus a réussi à empêcher les Super-mutants de riposter, mais ils sont à bout. Etant humaine, le maire souhaite que j’aille traiter avec les humains pour obtenir qu’il s’en aille. Il ne veut surtout pas de violence car il pense que les hommes ont été envoyés par un groupe important, peut-être la RNC pour provoquer un incident qui leur donnera une raison d’attaquer Jacobstown.
Marcus m’avait suggéré de leur offrir de l’argent. Pourquoi gâcher des capsules ? Je suis allé vers leur chef, un certain Morton, et je leur ai demandé de rentrer… ils ont immédiatement obtempérés. C’est vrai que j’avais précisé à Morton que je m’occuperais personnellement de lui faire avoir plus de problèmes qu’il n’avait jamais imaginé en avoir s’il restait une minute de plus dans la région. Il m’a regardé (en armure de combat, armée d’un fusil à plasma), à regardé Rex qui grognait, à regardé Veronica, en armure énergétique ouvrant et fermant son poing automatique… Morton a eu un sourire crispé : « Je sais quand je suis dépassée en puissance de feu… «
A la prochaine réunion diplomatique j’amènerais aussi un fusil à plasma. L’idée de terminée en petit tas de gélatine verdâtre par la rupture des liens moléculaires fait beaucoup pour la compréhension entre les hommes…
Marcus
Je suis ensuite allée dans la grotte des crocs… difficile d’affronter des canidés mutants entourés d’un champ furtif…encore que « canidé » ? Une fois mort le champ d’invisibilité se dissipe. On peu alors constater qu’ils ressemblent plutôt à des sauriens ayant l’apparence générale des chiens (co-évolution ?). La fonction crée l’objet, vu qu’ils ont les mêmes proies que les loups, ont la même organisation sociale et donc occupent la même niche écologique, il est logique que l’évolution leur donne la même apparence générale. Cependant, il y a des différences. Ils ont le dos couverts d’écailles et pondent des oeufs… ils ont une tête qui m’évoque un souvenir lointain… j’ai vu quelque chose de ce genre dans un film d’avant guerre… mais je n’arrive pas à me rappeler quoi. Peut-être une gueule de poisson carnassier… Ah, je sais, ils ont une tête d’un poisson des grandes profondeurs, ceux que l’on trouvait sur les dorsales océaniques. Vraiment un truc rébarbatif, avec plein de dents pointues… il méritent bien leur nom de « crocs ». Cependant, c’est l’origine de leur mutation qui m’a le plus surpris. Ils ont tués un nocturne et mâché son Stealthboy… c’est du délire comment une espèce a pu muter en quoi… une génération ? Les parents mâchent un appareil qui génère un champ furtif et les enfants naissent dotés de capacités furtives. C’est du délire ? Les bactéries peuvent muter d’une génération à l’autre, mais même la mouche drosophile ne se voit modifier par un changement en laboratoire qu’après plusieurs cycles de descendances, au moins une dizaine.
Le docteur Henry a été aussi surpris que moi, mais pour lui les recherches sur les crocs sont un cul de sac. Si leur pouvoir furtif vient d’un steathboy, impossible de les utiliser pour créer un champ d’invisibilité qui n’affecte pas les cerveaux des nocturnes.
Nous sommes donc passés à l’étude du steathboy MK II, l’objet n’a jamais dépassé le stade du prototype car des expériences ont montré que le champ furtif du mark II était plus dangereux pour le cerveau. Cependant, le champ furtif dure plus longtemps sur cet appareil car il consomme moins d’énergie. Une histoire de modulation. On a fait une batterie de tests sur le stealthboy MK II. L’idée était que si le mark II est plus dangereux, on pourrait repérer plus facilement les zones du cerveau qu’il altère… Nous avons confié l’engin à une nocturne volontaire, choisie pour son caractère inoffensif. Il nous fallait ensuite faire des mesures de son activité cérébrale. Mais une fois le champ furtif enclenché on n’a plus rien capté et ça c’est impossible. Le stealthboy est en champ qui camoufle l’individu derrière un effet caméléon (on n’est pas « invisible » même si j’utilise ce terme par paresse). Alors pourquoi on ne capte rien ?
La question restera en suspens car Keene le chef des nocturnes a interrompu les recherches. Il voulait le mark II pour pouvoir copier ses caractéristiques sur les autres appareils. Vous imaginez ce qui se serait passé si des nocturnes dotés d’un appareil qui les rend encore plus fou que le stealthboys MK I s’étaient répandus dans le Mojave ? J’ai essayé de discuter, mais un mur de brique aurait fait montre de plus d’esprit de dialogue. Lorsque Keene et ses séides ont voulu utiliser la force, j’ai tiré.
Les conséquences sont catastrophiques pour la poursuite des investigations. Le MK II a été démonté pour éviter de tenter d’autres nocturnes. Avec la mort de Keene, il est devenu pratiquement impossible d’attirer d’autres nocturnes à Jacobstown et même difficile de garder ceux qui restent. Sans ces recherches, les nocturnes ont deux choix. Soit se passer de steathboys, or ils souffrent énormément du regard des autres. Soit les utiliser, ce qui les expose à un risque de schizophrénie élevé. Comme dit Marcus : « Vous parlez d’un choix ! »
Lorsque je repense à tout ça, je ne peux que me flageller pour mon échec magistral. Marcus m’a un peu consolée en me disant que cela aurait été pire si je n’avais pas arrêté Keene. Dans sa soif de steathboys, les nocturnes auraient ravagé la région. Et comme les humains ne font aucune différence entre un groupe de mutant et un autre, ils auraient sans doute exercé des représailles contre la population de Jacobstown. « Cela aurait pu être pire » est un argument qu’il est toujours difficile de contrer, et là je n’ai pas essayé, mon moral était déjà assez bas.
Modifié en dernier par malhuin le 06 sept. 2012, 21:39, modifié 1 fois.
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.
Re: Nouvelle sur New Vegas [spoil]
Ben quoi ? 
L'honneur n'est qu'un bien personnel, le plus précieux, certes. Mais l'honneur n'est pas une qualité pour l'exercice de cet art délicat qu'est la guerre.

